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Le kiela, ancêtre du jeu d'échecs?

Mardi 4 novembre 2008

Il existe un jeu de plateau plus ancien que les échecs. Ce jeu a une origine africaine, et est communément considéré comme étant le plus ancien des jeux (du moins selon les dires de Bernardo Campos, « ambassadeur » du kiela). C’est le kiela, aussi connu sous d’autres noms un peu partout en Afrique. Le kiela est aujourd’hui principalement joué au nord de l’Angola, et est très important pour la culture orale locale. On dit de lui qu’il contribue à promouvoir la paix, parce que le jeu « transforme les ennemis en amis ».

Jeu du kiela, source : kiela-game.com

Jeu du kiela, source : kiela-game.com

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site officiel de Bernardo Francisco Campos : www.kiela-game.com. Pour avoir des infos sur les règles, on pourra consulter le site anglophone Wikimanqala

« …la philosophie informatrice du Kiela est de la paix -à ceux que les conflits et les divergences doivent dissiper par voie de l’intelligence , de l’intolérance mutuelle et du bon sens et du respect pour la vie humaine . »
Ing. Fernando Faria de Oliveira (PORTUGAL)

L’état Angolais et les principales sociétés angolaises ont donné un bon coup de pouce à la promotion de ce jeu, en instituant un tournoi de Kiela, en installant plusieurs tables publiques de jeu un peu partout dans le pays (notamment dans les casernes des militaires) ou en le divulguant également à l’étranger.

Lura : chanteuse du Cap-Vert

Dimanche 21 septembre 2008
Lura en concert

Lura en concert

Je voudrais vous parler de Lura. Lura, je l’ai découverte il y a un peu plus d’un an, par hasard, au détour du web. J’ai tout de suite été accroché par sa voix mélodieuse, par la musique au rythmes africains entrainants, par la passion qui s’entend et qui se dégage de cette formidable chanteuse.

Je ne sais pas comment le Cap-Vert fait, mais c’est un pays qui regorge de talents musicaux, il suffit juste de penser à Cesaria Evora, avec qui elle a débuté sa carrière…

Lura est née et a grandi à Lisbonne. Le Cap-Vert, ce sont ses parents qui le lui ont transmis, c’est pourquoi elle chante en créole dans ses chansons. Et puis… les cap-verdiens sont la première communauté étrangère du Portugal, elle avait donc beaucoup d’amis de la même origine, ce qui explique pourquoi aujourd’hui elle dit que le Créole est sa langue maternelle. Est-ce que les Cap-verdiens sont vraiment étrangers ? Pour ma part, non. De toutes façon ce concept « d’étranger » ne veut rien dire, ils ne sont pas plus étrangers pour moi qu’une personne des Açores.

Je me demande vraiment comment un si petit pays fait pour avoir autant de talents musicaux. Ils ne sont que 500 000 habitants, au Cap-Vert (et 700 000 ailleurs, oui, il y a plus de Cap-Verdiens en dehors du Cap-Vert qu’au Cap-Vert).

Lura, il faut absolument la voir en concert. Pour y être allé, je vous jure que ça vaut le coup. Et oui, ça change vraiment d’aller voir une vraie chanteuse, qui se sentirait insultée si on lui proposait le playback. Elle joue beaucoup avec le public, elle danse, elle transmet une émotion qui est palpable tellement elle est forte. Je vous laisse regarder cette vidéo d’un concert à Paris, avec la chanson « Na Ri Na ».

Et pour le plaisir, bien sûr que je vous laisse d’autres vidéos de musiques que j’adore  :

« Ponciana ». Cette chanson nous raconte l’histoire d’une jeune fille du Cap-Vert qui est tombée amoureuse d’un émigré aux Pays-Bas. Elle tombe enceinte mais ses parents l’avaient promise en mariage à un autre homme… « Ponciana » est un nom générique de femme, lorsqu’on ne veut citer personne en particulier.

Dans cette vidéo d’un live, elle joue du batuque (batuku en Créole du Cap-Vert), un style musical traditionnel et une danse du Cap-Vert. J’adore :D ! La chanson se nomme « Raboita Di Rubon Manel »

« Vazulina » : superbe vidéo clip :) Superbe musique :) Superbe Lura :)

Si jamais elle repasse à Paris, je vous tiendrais au courant, on s’y retrouve?

PS : Je vous avais déjà dit qu’elle dansait, aussi ?

élections en Angola 2008

Lundi 8 septembre 2008
Armes d'Angola

Armes d'Angola

L’Angola s’ouvre enfin à la démocratie. Du moins, c’est ce qu’on dirait.

Le parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1975, le MPLA (Movimento Popular de Libertação de Angola, mouvement populaire de libération d’Angola), a obtenu 81,72% des voix. Le principal parti de l’opposition, l’UNITA (União Nacional para a Independência Total de Angola, Union Nationale pour l’Indépendance Totale d’Angola), contre qui le MPLA a livré une guerre sanglante pendant presque toute l’indépendance du pays, n’a eu, lui, que 10,49%.

Face à un tel désequilibre, même si les élections ont été justes et transparentes comme le disent l’Union Européenne et tous les observateurs, on se doute bien que le pays n’est pas encore rentré dans une période de démocratie totale comme par chez nous, occidentaux.

L’UNITA a véritablement changé de visage, depuis la mort de son vieux leader Jonas Savimbi : c’est devenu un parti qui protège et défend la paix, contrairement à ce qui s’était passé en 1992, lorsque l’UNITA n’avait pas reconnu le résultat des premières élections libres du pays, qui donnaient la victoire au MPLA, replongeant une nouvelle fois le pays dans une guerre civile sans fin.

Localisation de l'Angola

Localisation de l'Angola

Espérons que pendant les 4 ans de mandat que le MPLA vient de décrocher, l’UNITA fera bonne opposition, ce qui permettra d’avoir un organisme vigilant vis à vis des politiques du gouvernement, qui a fait de la lutte contre la corruption son nouveau credo. Espérons également que les partis sauront voir au delà de leurs affinités ethniques comme il était de rigueur jusqu’à il n’y a pas si longtemps…