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Station Picoas : une station de métro parisienne à Lisbonne?

Mercredi 29 avril 2009
Entrée de la station de métro Picoas à Lisbonne

Entrée de la station de métro Picoas à Lisbonne

Pour le promeneur ou touriste se baladant à Lisbonne, il peut, au détour d’une jolie rue pavée de blanc, être surpris, à plus forte raison si il est parisien : en pleine capitale portugaise, on trouve une bouche de métro parisienne, comme celle de la station Cité, par exemple! Par quel hasard peut on trouver ici une des oeuvres les plus emblématiques de la capitale française? Ces travaux d’Hervé Guimard – l’un des piliers de l’Art Nouveau – sont tellement caractéristiques et si parisiennes!

Chef doeuvre de lArt Nouveau

Chef d'oeuvre de l'Art Nouveau

La station fait partie de la première ligne de métro de Lisbonne, inaugurée en 1959, la ligne jaune. Cet édicule (petit édifice public) a en fait été offert par le métro de Paris, tout simplement :) Au Portugal, les stations de métro sont toutes soigneusement décorées et planifiées, avec l’intervention d’architectes et d’artistes… ce qui est bien visible sur cette photo de l’intérieur de la station. Le pavement est identique aux trottoirs de la ville, il existe une sculpture, le métro n’est pas sombre ni sale : bref, c’est agréable, et le sol de couleur claire change profondément l’état d’esprit des usagers du métro! C’est dans ces conditions que l’Art prend tout son sens, je trouve :)

Dans la station, le style est plus classique pour Lisbonne

Dans la station, le style est plus classique pour Lisbonne

Azulejos du Pavillon Carlos Lopes, Lisbonne

Samedi 6 décembre 2008

Sur le parc Eduardo VII, en plein centre de la ville de Lisbonne, on peut y trouver un extraordinaire édifice, nommé le « Pavilhão Carlos Lopes ». Il est dans le plus pur style portugais, et je rêve d’avoir une maison qui y ressemble :)

Pavilhão Carlos Lopes

Pavilhão Carlos Lopes

A votre avis, quel était l’utilité première du Pavillon, avant sa fermeture en 2003?

Oui, bravo, c’était une salle de sport! :D
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Terrasse de bar à Lisbonne

Samedi 29 novembre 2008
Terrasse de bar à Lisbonne

Terrasse de bar à Lisbonne

Une photo de fin d’été, d’une terrasse située dans l’arrière-cour d’un immeuble, au calme, loin de l’agitation et du stress d’une capitale, tout en étant en plein centre-ville.
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J'irais dormir chez vous au Portugal

Dimanche 23 novembre 2008

Monsieur Antoine est un touriste professionnel. Il voyage dans le monde entier, avec une caméra sur l’épaule, qui le filme dans ses moindres faits et gestes. Son objectif : dormir chez quelqu’un de l’endroit qu’il visite, rencontrer des gens.
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Voitures de police au Portugal

Lundi 6 octobre 2008

J’ai risqué ma peau pour vous faire ces photos de voitures de police, cet été, j’espère que vous saurez les apprécier. Non je plaisante, j’ai juste fait les photos normalement :) J’aime bien leurs voitures, il y a pas mal de petits détails sympa dessus.

voitures de police stationnées

voitures de police stationnées

La photo a été prise non loin du château de Leiria, devant le commissariat. Ce sont de chouettes places de parking, non ? Notez que le camion de la fourrière a les lettres de « policia » marquées à l’envers sur le devant du véhicule, pour que les conducteurs les voient à l’endroit dans leurs rétroviseurs.

Voitures de police, avant et arrière

Voitures de police, avant et arrière

Les voitures des policiers sont vraiment très bien signalisées, impossible de les louper, avec des bandes réfléchissantes colorées un peu partout sur la carrosserie. Ce sont de belles Skoda, une marque appartenant au groupe VAG (Volkswagen-Audi). Autant dire que ce sont des voitures de très bonne qualité, tout en restant moins chères qu’une Audi : l’Etat a fait un bon choix avec cette marque de voitures, à mon avis.

url de site sur une voiture

url de site sur une voiture

Ce qui peut attirer l’attention, c’est l’url du site officiel de la police, marqué sur les voitures. PSP veut dire « Polícia de Segurança Pública« , police de sécurité publique. C’est la police principale de l’Etat, chargée de la sécurité des biens et des personnes, principalement dans les villes. L’autre police bien connue au Portugal est la PJ, « Polícia Judiciária« , chargée des enquêtes, mais leurs voitures sont des voitures civiles normales (logique…). La GNR, « guarda  nacional republicana« , équivalent de la gendarmerie nationale, eux, s’occupent plutôt des milieux ruraux.

Vous remarquerez que les plaques d’immatriculation portugaises ont, en plus de l’habituel logo européen, un petit rectangle jaune à droite. C’est en fait la date de mise en circulation du véhicule, ici décembre 2007. Ils avaient introduit cette nouvelle plaque d’immatriculation pour lutter contre les personnes qui font venir des voitures d’occasion de l’étranger, et ainsi aider la vente du neuf…

Voiture de police municipale de Lisbonne

Voiture de police municipale de Lisbonne

Parfois, la PSP n’est pas suffisante pour la sécurité d’une ville, comme par exemple Lisbonne. A ce moment, la ville a le droit de se constituer une police propre, la police municipale. Ils ont le même rôle que la PSP, mais se cantonnent à leur ville. Comme vous pouvez le voir sur la photo (prise à Lisbonne), leurs voitures sont beaucoup moins bien signalisées que celles de la PSP. On peut y voir également le blason de la ville, sur les portières et le capot.

En résumé, les policiers ont de chouettes voitures, on comprend pourquoi lorsqu’on était petits, on aimait tellement jouer avec ;)

Lisboagate : scandale immobilier à la mairie de Lisbonne

Jeudi 2 octobre 2008

C’est ça aussi le Portugal, la corruption à tous les étages, hérités de la dictature. Cette fois, nous parlons d’un immense scandale, l’attribution abusive de logements sociaux de la part de la mairie de Lisbonne à des employés de la mairie, des politiques, des journalistes… un authentique « Lisboagate »…

Toits de Lisbonne

Toits de Lisbonne

Le scandale est de taille : 3000 logements sont concernés, avec un loyer mensuel qui serait en moyenne de 35 euros. Le cas le plus flagrant est l’occupation en plein centre ville d’un duplex pour 146 euros par mois de la part de la responsable à la mairie de l’habitation et de l’action sociale, jusqu’en 2007, pendant 20 ans. Elle a une pension de 3000 euros par mois, et pire, se dit avoir la conscience tranquille et ne démissionnera pas.

Les gens là-bas sont tellement habitués à ce système, qu’ils ne voient même plus à quel point ils peuvent être en tort. Comment, quoi, qu’est ce qui justifie une telle injustice, avec l’argent du peuple en plus?

L’actuel maire de Lisbonne, Antonio Costa, au début de son mandat, a établi de clarifier justement une fois pour toutes l’attribution des logements sociaux, avec des règles strictes, et un contrôle serré. Il a par ailleurs souligné que tous les cas de « fraude » qui ont été détectés datent d’avant son mandat. Autant dire que les autres maires de Lisbonne ont fait n’importe quoi, ou, n’ont pas eu dans leur priorités la régularisation de ces situations. João Soares, député socialiste et ancien maire de Lisbonne (et accessoirement fils de Mario Soares, ancien Président de la République) est venu immédiatement critiquer son confrère de parti (tous deux socialistes), pour lui reprocher le manque de solidarité envers ses prédécesseurs.

Vous voyez à quoi ressemble parfois la politique par là-bas ? Heureusement, ça change, et le fait que l’on sache maintenant, que l’on soit informé de ce genre de scandales permet d’améliorer le pays. Il change, en bien. En attendant, les sièges des partis à Lisbonne paient des loyers à la mairie qui varient de 4 à 75 euros…

Gare de Lisbonne : Santa Apolonia

Mardi 23 septembre 2008
Entrée de la gare

Entrée de la gare

Lorsqu’on arrive à Lisbonne en train, on peut arriver à la gare de Santa Apolonia (« estação de Santa Apolónia« ). C’est une des trois grandes gares de Lisbonne, avec Oriente et Entrecampos, desservie par le metro, le « suburbano » (comme le RER, la ligne de Azambuja…), le « InterCidades » (train desservant les principales villes), les taxis et les ferries (pour aller de l’autre côté du Tage, qui est un fleuve extrêmement large à Lisbonne).

Pavement de la gare

Pavement de la gare

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Lampadaire de Lisbonne

Jeudi 28 août 2008
Bateau voguant sur lampadaire, Lisbonne

Bateau voguant sur lampadaire, Lisbonne

Lisbonne regorge de petits détails architecturaux : ici, vous pouvez voir un des lampadaires de l’Avenida da Liberdade (Avenue de la Liberté). Le bateau représente l’emblème de Lisbonne.

Brasão de Lisboa : Blason de Lisbonne

Brasão de Lisboa : Blason de Lisbonne

La décoration urbaine de Lisbonne est à l’image du reste du pays, avec des détails minutieux mettant en valeur la Ville.

Le Fado, musique de Lisbonne et Coimbra

Samedi 16 août 2008

Le Fado est un style musical populaire portugais. Né de plusieurs influences au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle à Lisbonne, mais avec des racines beaucoup plus anciennes, il est caractérisé par un chant mélodieux et nostalgique.

L’origine du Fado est mystérieuse : pour beaucoup, c’est un chant qui date de l’époque de l’occupation musulmane (il y a tout de même 1000 ans), ce qui n’est pas réaliste d’un point de vue ethno-musical. Il faut plutôt chercher l’origine du côté de Lisbonne, ville mondialisée par excellence au XVIIIème siècle et qui était donc un creuset de cultures.

Le Fado n’a pas pour seules origines la ville de Lisbonne : il existe un autre genre, celui de Coimbra, la ville des étudiants (un tiers des étudiants portugais étudient à Coimbra). Le Fado de Coimbra est plus intellectuel, ce qui semble logique pour une ville étudiante. La majorité des thèmes abordés dans les chansons de Coimbra sont des balades, des peines de cÅ“ur ou la tristesse d’un départ, ce qui n’est pas le cas des musiques de Lisbonne, plus joyeuses en général (si je voulais caricaturer, je dirais que l’amour à Coimbra est mort, et l’amour à Lisbonne est parti).

Le Fado est très associé au Portugal, éclipsant totalement les autres genres musicaux, ce qui est dommage. Même au Portugal, on ne parle quasiment que de Fado : c’est, après tout, la musique de la Capitale. Or, cette musique est majoritairement triste, avec des paroles parfois à la limite du morbide. C’est un peu pour ça qu’on dit que les Portugais sont un peuple triste, tristes d’avoir perdus leur grandeur passée je ne sais pas (les paroles ne sont pas trop en rapport avec une éventuelle gloire passée, voire pas du tout), mais tristes tout de même, alors que, en pratique, c’est quand même un pays ensoleillé au bord de mer qui aime faire la fête comme tous les autres pays latins du sud.

Peut-être parce que les Portugais savent mieux que quiconque ce qu’est la Saudade, ce sentiment souvent assimilé à de la nostalgie, mais pas tout à fait. La musique d’un pays, sa culture, ce qui est passé à la télé ou qui passe dans les petites fêtes possède une responsabilité envers les gens qui l’écoutent : à trop écouter de la musique triste, on fini peut-être par être nous mêmes tristes.

Parfois, un peu d’émotion profonde ne peut pas faire de mal, écoutons Mariza, qui chante « Gente da minha terra » (peuple de mon pays) :

C’est du pur fado de Lisbonne, chanté avec toute l’émotion de la grande diva du Fado qu’est Mariza. T’écoutes ça, tu pleures d’émotion en repensant à tout ceux que tu as laissé derrière toi en partant de ta ville, de ta campagne pour aller vivre ta vie. C’est ça, la Saudade.

Le Fado possède son instrument : la guitare portugaise. Jouée par un Maître comme feu Carlos Paredes (Fado de Coimbra), elle nous fait revivre à nouveau ce sentiment spécial, la Saudade.

Les deux fados que l’on vient de voir, l’un chanté « de Lisbonne », l’autre instrumental « de Coimbra » n’ont rien à voir, et sont pourtant si proches au niveau du ressenti. On aurait pu croire que le Fado, en tant que musique populaire traditionnelle aurait pu n’avoir qu’un succès d’estime auprès des Portugais, mais ce n’est pas le cas.

Je vous dirais que le Portugal valorise beaucoup sa musique, le paysage musical est riche et varié. Très souvent, des chanteuses comme Mariza sont au top des hit-parades et ce n’est pas une « honte » pour un jeune de 16 ans dire qu’il écoute Mariza, ou Dulce Pontes, ou Mafalda Arnauth, ou Teresa Salgueiro…Il faut dire qu’il n’y a pas tant de pays que ça qui possèdent une si jolie musique purement nationale.

Je reviendrais évidemment sur le Fado dans d’autres billets du blog où je vous parlerais plus longuement de certains aspects de cette musique, à bientôt :)