Articles taggés avec ‘langue portugaise’

Prénoms portugais et lusophones

Dimanche 11 janvier 2009

On pense trop rapidement que les portugais n’ont que deux prénoms : « Maria » pour les filles, et « Manuel » pour les hommes. Rien de plus faux, mais il est vrai que ces prénoms étaient immensément populaires il y a quelques décennies. La langue portugaise propose en fait aux parents qui veulent donner des prénoms à leurs nouveaux nés une infinité de choix.
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Pronúncia do Norte : accent de Porto et du Nord du Portugal

Jeudi 11 décembre 2008

Le Portugal est un petit pays de dix millions d’habitants seulement, mais avec plus de 230 millions de lusophones dans le monde, c’est la 6ème langue la plus parlée de la planète. Avec autant de gens, éparpillés aux quatre coins du monde, il est naturel de retrouver une multitude de parlers Portugais différents.

Rien qu’au Portugal, avec une histoire si ancienne, et des régions si différentes malgré sa petite taille, le pays possède des caractéristiques très marquées suivant la zone géographique, avec plusieurs cultures bien marquées. Il existe bon nombre d’accents, tout aussi prononcés qu’en France par exemple, voire plus. L’accent du Nord du pays est l’un des plus célèbres. Si la ville de Porto, capitale du Nord peut se comparer à Marseille pour le Français, l’accent de Porto est l’équivalent au Portugal de l’accent marseillais. Il y a même la virgule (vous savez, si à Marseille on dit beaucoup plus souvent « put… » qu’ailleurs, à Porto on dit beaucoup plus souvent « caral… » qu’ailleurs).
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Cavaleiro Monge, poème de Fernando Pessoa chanté par Mariza

Mardi 9 décembre 2008

Il y a de ces poèmes qui laissent une empreinte sur ceux qui la lisent. « Do vale à montanha », de Fernando Pessoa, est de ces poèmes là. Intégré dans son oeuvre « Mensagem » (message), je vais faire l’exercice périlleux de le traduire. Repris par la chanteuse de Fado Mariza sous le nom de « Cavaleiro Monge », nous découvrons une musique profonde et sublime, servie, dans le clip, par les jardins de la Quinta da Regaleira, à Sintra.
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Matar dois coelhos de uma cajadada só

Lundi 8 décembre 2008

« Matar dois coelhos de uma cajadada só » veut dire, littéralement, « tuer deux lapins d’un seul coup de houlette. La houlette, pour ceux qui ne savaient pas comme moi avant d’écrire cet article, c’est le bâton du berger, ou crosse, « cajado » en portugais.

Cette expression bien portugaise aurait pour équivalent français « faire d’une pierre deux coups », c’est à dire qu’avec une seule action, on arrive à atteindre deux objectifs. C’est génial de faire ça :)

Par contre, c’est pas marrant pour les lapins v_v

"Frapper sur le petit aveugle", "Bater no ceguinho"

Lundi 1 décembre 2008

Drôle d’expression que celle-ci!

« Bater no ceguinho », littéralement « frapper sur le petit aveugle » s’emploie lorsque l’on continue d’insister, de taper, de cogner sur quelqu’un ou quelque chose qui ne peut plus se défendre, qui ne représente plus aucun danger.

Cette expression est très utilisée dans le monde lusophone. Le plus simple, c’est de prendre un exemple :)

Imaginez que le Fc Porto est en train de gagner à Benfica par 6 – 0 . Si ils marquent un septième but, ils sont clairement en train de frapper sur le petit aveugle, le ceguinho :D

Je sais, j’ai le chic pour ne pas choisir d’exemples polémiques!

"Morrer na praia", mourir sur la plage

Dimanche 30 novembre 2008

La langue portugaise fourmille d’expressions, de proverbes et autres dictons, adaptées à chaque situation. Pour ce premier article inaugural de la catégorie « langue » (portugaise), je voudrais vous parler d’une expression typiquement lusophone : « mourir sur la plage », « morrer na praia« .

Morrer na Praia, par Neiba

Morrer na Praia, par Neiba


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Carlos Mar : pop, folk, rock en franco-portugais

Vendredi 24 octobre 2008

Connaissez-vous Carlos Mar ? Cet auteur compositeur interprète est un artiste luso-descendant qui chante en Portugais. Si vous voulez le découvrir, rien de mieux que de le voir en live. Il sera à l’Orient Express, 12 rue Claude Tillier, à Paris, samedi prochain dès 20h30 où vous pourrez entendre sa musique.

A caminho de Carlos Mar

A caminho de Carlos Mar

Avec les sept titres de son album « A Caminho », dont la chanson « San Sebastian » que j’aime beaucoup, il nous transporte dans un monde poétique et onirique. Écoutez quelques titres sur son myspace et découvrez l’entretien que Carlos Mar m’a accordé pour Lusitanie.fr :)

Lusitanie.fr : Tu habites en France, mais tu chantes en Portugais, pourquoi ce choix ? Est-ce que ça ne devient pas un handicap auprès de ton public français ?

Carlos Mar : Quand j’ai commencé à écrire mes premiers textes, je l’ai d’abord fait dans la langue de Molière. Mais le résultat ne me plaisait pas. La façon de structurer les phrases, les sonorités, les mots n’étaient pas en phase avec les émotions et les messages que je voulais transmettre.
J’ai donc commencé à écrire en Portugais et le lien s’est fait très naturellement.

Chanter en Portugais n’est pas forcément un handicap pour le public français, notamment le public parisien qui souhaite découvrir des univers un peu différents. D’ailleurs, aujourd’hui mon public est essentiellement Français même si des Portugais viennent régulièrement me voir en concert.

Carlos Mar en concert

Carlos Mar en concert

Un handicap est quand même bien présent lorsque j’aborde des structures professionnelles de la musique en France (labels, majors,..) car une niche de folk/rock/pop en Portugais est improbable et aura du mal à se faire une place dans les radios ou dans les bacs.

Pour finir, n’oublions pas que la communauté portugaise (sans parler de la communauté lusophone) est très importante en France et que de mon point de vue, le principal handicap pour moi et pour d’autres artistes lusophones c’est le faible appui et d’aide des structures culturelles portugaises en France.
A quand l’ouverture d’un café culturel qui ouvre ses portes aux artistes qui veulent s’exprimer ? La création d’un Festival Musical Lusophone ? Une aide financière pour que ces artistes s’expriment au Portugal ? etc, …

Affiche du concert à l'Orient Express

Affiche du concert à l'Orient Express

L : Comment les Portugais de France perçoivent ta musique d’influence folk, différente de ce qu’ils ont l’habitude d’entendre en Portugais ?

CM : Il m’est très difficile de connaître la part des Portugais de France qui ont pris connaissance de mon projet mais ceux qui m’ont vu en concert semblent apprécier puisqu’ils continuent à venir me voir régulièrement, à m’encourager en me laissant des messages sur mes sites, à acheter mon album,…
Ma musique semble plutôt plaire à la tranche 30-40 ans mais ce n’est que la face cachée de l’iceberg. Les 20-25 ans semblent moins réceptifs car plus tournés vers du R&B, Hip Hop…

L : Tu travailles surtout avec des Français, as-tu déjà pensé à réaliser un album avec des Portugais ?

CM : Le fait de travailler avec des Français n’a pas été un choix délibéré.
D’ailleurs, lorsque j’ai commencé mon projet en solo, il n’y avait que des Portugais. La nationalité n’est pas une priorité pour moi. Ma priorité est de travailler avec des gens sérieux et motivés et avec qui je partage un certain nombre de valeurs musicales et personnelles. Mais pour répondre à ta question, oui, je pense inviter un ou deux Portugais sur mon prochain album, parce que j’admire leur parcours et que leur personnalité m’inspire.

L : Comment tes collaborateurs français perçoivent la langue portugaise?

CM : Mes collaborateurs apprécient le Portugais pour sa musicalité même s’ils ne le comprennent pas. Je dois dire que certains maîtrisent mieux l’accent que d’autres ;-).

L : Comment vois-tu le retour à la langue portugaise de la part d’artistes qui initialement chantaient en Anglais ?

CM : Le fait de chanter en Portugais ne va pas me faire dire que musicalement la musique sera meilleure. Par contre, ce que je peux dire c’est que le Portugal n’a jamais été un pays anglophone et que le Portugais est une belle langue qui mérite une meilleure place dans la musique.

Mais où en est-on des quotas radios pour la musique portugaise ?
Je me souviens déjà qu’à l’époque de sa mise en place, la polémique s’était installée dans le milieu (majors, radios,…) pour comprendre ce qu’on qualifiait de « chanson portugaise » : une chanson chantée en Portugais ? une chanson faite par des Portugais ? ou une chanson faite au Portugal ? etc.

Appuyées par les maisons de disques, les nouvelles générations de musiciens au Portugal ne parient que sur l’Anglais. Malgré l’existence de très bons projets en Anglais, je pense que la musique portugaise est aujourd’hui menacée. Donc, un retour au Portugais sera toujours profitable s’il s’inscrit dans une logique personnelle, culturelle, musicale.

L : As-tu un message à faire passer dans tes chansons, es-tu un chanteur engagé ?

CM : Il est évident que j’ai des messages à faire passer dans mes chansons. Je pense que c’est le besoin primaire de tout artiste qui rend sa musique publique, celui de partager. Dans ma chanson « Condenado », je parle de la drogue, et plus précisément des difficultés d’un individu à s’en sortir ; dans « Lutar até ao fim » sur une rythmique joyeuse j’aborde le thème du harcèlement moral, dans « Saudade » je parle du manque d’un être aimé,…
Je ne me considère pas un chanteur « engagé » comme on a l’habitude de l’entendre, mais j’écris et je chante des thèmes qui me touchent ou qui me révoltent.

L : Est-ce que des concerts sont prévus au Portugal ? Si oui, où et quand ?

CM : Pour l’instant je n’ai pas de confirmation pour des concerts au Portugal.
Je prévois d’y aller courant 2009 et faire une série de concerts à Porto, Braga, Famalicão et Lisbonne, voire dans d’autres villes.

Merci à l’équipe de lusitanie.fr et à très bientôt
Carlos MAR

Lusitanie.fr : merci à toi Carlos et bonne route :)

Jogos da Lusofonia, Jeux de la Lusophonie : Sport en portugais

Samedi 18 octobre 2008
Logo de l'association des comités olympiques des pays de langue portugaise

Logo de l'association des comités olympiques des pays de langue portugaise

Les Jeux de la Lusophonie sont une compétition sportive, regroupant tout les comités olympiques de pays dont le portugais est la langue officielle, ou ayant joué un rôle important dans l’histoire du pays.

« Unidos pelo desporto« , unis par le sport, est la devise de cette grande compétition, qui suit le modèle des Jeux de la Francophonie ou des Jeux de la Commonwealth. Officiellement reconnu par le Comité Olympique International, cette compétition veut unir les différents pays de langue officielle portugaise par le sport. Angola, Brésil, Portugal, Cap-Vert, Mozambique, Sao Tomé et Principe, Guiné Bissau, Timor Oriental, Macao font ainsi partie de l’ACOLOP (association des comités olympiques de langue portugaise). Mais en plus de ces pays, il faut compter également avec les pays associés, pour qui le portugais a eu un rôle historique important : l’Inde et le Sri-Lanka ainsi que la Guinée Equatoriale.

Les premiers jeux de la Lusophonie se sont déroulés à Macao, en 2006, avec 733 athlètes, et les sports suivants :

  • Athétisme
  • Basket
  • Football
  • Football en salle
  • Tae Kwon Do
  • Tennis de table
  • Volley
  • Beach-volley

Vidéo de l’annonce pour les premiers jeux de la lusophonie à Macao

Deuxième jeux de la lusophonie

Deuxième jeux de la lusophonie

Le Brésil a raflé presque toutes les médailles, suivi par le Portugal, mais heureusement, toutes les délégations nationales sont revenues médaillées : personne n’est reparti triste de cette grande fête sportive.

Les deuxièmes jeux auront lieu à Lisbonne au Portugal, en 2009. Plusieurs pays ont déjà démontré leur intérêt pour une éventuelle participation : le Ghana, l’île indonésienne de Flores, l’île Maurice, le Maroc et la Galice. Aucun des sports à disputer lors de ces deuxièmes jeux n’est encore fixé, même si on devine que certains de ceux qui étaient présents en 2006 le seront à nouveau en 2009.

Vidéo de l’annonce pour les deuxièmes jeux de la lusophonie au Portugal

C’est chouette de faire une compétition sportive de ce genre, ça resserre les liens entre lusophones, il y a comme un petit sentiment d’appartenance et de prise de conscience de l’importance du portugais dans le monde qui n’est pas désagréable, et peut-être qu’on pourra revoir les joueuses brésiliennes de beach-volley :)

Joueuses de beach-volley brésiliennes

Joueuses de beach-volley brésiliennes

Accord orthographique de la langue portugaise

Vendredi 17 octobre 2008

La langue portugaise est une langue riche de sa présence sur quatre continents, dans les deux hémisphères, forte des millions d’hommes et de femmes qui la parlent. Mais jusqu’à très récemment, il existait entre le portugais du Brésil et le portugais du Portugal et des pays africains d’importantes différences d’orthographe.

Ces différences sont un frein au prestige de la langue, sont un frein à son rayonnement culturel à travers le monde. Les pays lusophones, conscients de ce fait, ont tenté plusieurs fois par le passé de se rapprocher.

Avec l’avènement de la République Portugaise, en 1910, une importante et profonde réforme orthographique de la langue portugaise eu lieu : désormais, on écrit le portugais pratiquement comme ça se prononce. C’est à ce moment là que tout les Da Sylva sont devenus des Da Silva. Vous le saviez, ça, vous? C’est à ce moment là que la ville de Thomar devint Tomar. C’est à ce moment là que « pharmacia » devint « farmácia ». Le portugais s’éloigne de l’orthographe français, qui n’a toujours pas connu de révision de telle ampleur. Mais le portugais devient du coup une langue moderne, débarrassée des illogismes orthographiques hérités du passe.

Pays de la lusophonie (source Wikipedia)

Pays de la lusophonie (source Wikipedia)

Sauf que… les Portugais avaient fait cette profonde réforme unilatéralement, sans demander leur avis aux Brésiliens. Moyen comme comportement, non? Il y aura donc par la suite plusieurs tentatives de rapprochement, avec l’importante réforme de 1943, qui vint résoudre une bonne partie des différences problématiques entre les deux orthographes.

Aujourd’hui, je vous annonce que j’écris mal le Portugais. Depuis le 21 juillet 2008 très exactement, date de la promulgation du texte de loi qui change l’orthographe de 1,6% des mots portugais (du Portugal). Mais depuis ce jour, j’écris très bien le Portugais du Brésil. Et oui, désormais, les deux orthographes sont identiques! :D

Je signale au passage que de très nombreuses résistances se sont fait sentir au Portugal, et se font toujours sentir, contre ce qui est considéré comme un appauvrissement de la langue. L’accord était prêt depuis 1990, il a fallu 18 ans de discussions pour qu’il passe enfin en pratique, c’est dire si c’est polémique. Au Brésil en revanche, l’accord a plutôt été applaudit…

Personnellement, je n’appellerais pas ça un appauvrissement, même si le mot est moins « esthétique ». Il fallait bien uniformiser les deux langues un jour où l’autre, et c’est la norme de la simplification et de la rationalisation qui est en vigueur, pour faciliter l’apprentissage du Portugais dans le monde.

Alors, qu’est ce qui change? Principalement une histoire d’accents, et de lettres muettes. Nous écrivions « objecto » (pour « objet ») en Portugais du Portugal, désormais nous devrons écrire comme les Brésiliens : « objeto« .

Les Brésiliens n’utiliseront plus le tréma. Un mot comme « freqüência » s’écrira « frequência« . Ils perdent également d’autres accents, jugés inutiles, comme par exemple l’accent de « idéia« , qui devient « ideia« , comme au Portugal.

En ce qui concerne certains mots commençant par H, par exemple « húmido« , le texte de l’accord ne se prononce pas : les deux orthographes, « húmido » ou « Ãºmido » (à la façon brésilienne) sont donc correctes.

Ce qui m’ennuie le plus dans cet accord, c’est que beaucoup de mots s’éloignent du Français. C’était plus facile pour moi d’écrire sans fautes. Voyez par exemple le mot « acto » (pour « acte »), qui devient « ato« . Je n’ai pas l’impression qu’un jour je puisse m’habituer à écrire comme ça, même si il est vrai qu’on ne prononce plus le C depuis très longtemps.

Ce tableau montre ce qui change principalement pour les brésiliens (je l’ai piqué à Wikipedia, trop la flemme):

Norme brésilienne (pt-BR)Accord orthographique
lingüiçalinguiça
pingüimpinguim
freqüênciafrequência
qüinqüênioquinquênio
assembléiaassembleia
idéiaideia
européiaeuropeia
abençôoabençoo
enjôoenjoo
vôovoo

Pour le reste du monde lusophone, voici un tableau des principaux changements :

Norme portugaise (pt-PT)Accord orthographique
acçãoação
actoato
afectoafeto
aspectoaspeto
respectivorespetivo
infecçãoinfeção
óptimoótimo
concepçãoconceção
recepçãoreceção
intersecçãointerseção
intercepçãointerceção
assépticoassético
EgiptoEgito
adoptaradotar
há-dehá de
hão-dehão de

Je vous le dis, ça va être dur de m’habituer. D’ailleurs, je crois que je ne m’habituerais pas. Impossible d’écire « Egito » au lieu de « Egipto« . J’ai presque l’impression d’insulter les égyptiens. Mais si on y pense bien, si on voulait vraiment bien faire, on aurait du dire « Aegyptus« … D’ailleurs on devra toujours écrire « egípcio« , pour égyptien, avec un P, alors qu’on retire le P dans le nom du pays?

Je vous l’avais dit que j’étais pour une uniformisation des langues latines par un retour au latin parlé, après avoir subi une réforme de son orthographe et de sa grammaire? Tout ce qui rapproche les différents peuples par la langue me fascine. Bravo pour cet accord, mais voilà, ça ne va pas être facile à nous faire avaler la pilule, et encore moins que l’on change notre façon d’écrire.

Avec cet accord, le Brésil et le Portugal pourront enfin mettre en commun leurs efforts de la promotion de la langue portugaise. Le Brésil pourra enfin aider les pays lusophones africains dans l’éducation. Il n’y aura plus qu’un seul dictionnaire pour l’ensemble de la communauté lusophone.

Youpi.

Prononciations foireuses de noms Portugais : joueurs de foot

Jeudi 16 octobre 2008

Je me posais une question en écoutant le match de foot tout à l’heure, avec les commentaires français : pourquoi font-ils semblant de prononcer « Ã  la portugaise » ?

On a le droit à des noms totalement farfelus, avec une prononciation totalement approximative. Le mieux, quand on ne sait pas comment ça se prononce, c’est de le faire à la française, ou alors, faire comme Thierry Roland et s’informer au préalable. Je ne vais pas leur jeter la pierre quand même, parce qu’ils ont quand même eu bon pour quelques noms. Enfin, « avoir bon », c’est à dire que l’approximation de la prononciation portugaise en parlant Français est correcte, ils ne parlaient pas en Portugais ni n’avaient cette prétention.

Analysons quelques noms :

Nuno Gomes. Ils prononçaient « Nugno Gomèsse ». Et bien non, on ne prononce pas « Nugno », mais bien Nuno. C’est navrant de voir qu’en essayant de prononcer « Ã  la portugaise », ils font en fait une approximation espagnole. Combien de fois j’ai entendu mon propre prénom, José, prononcé à l’espagnole ? On ne le dira jamais assez, mais José se prononce en Portugais jouzè. Et même en Espagnol, il aurait fallu une tilde sur le n, « Ã± », pour qu’il faille prononcer le son « gn »… Notez qu’en Portugais, le ñ n’existe pas, on écrit « nh » pour prononcer le « gn » français.

Un autre nom : Pepe. Ce joueur d’origine brésilienne n’a pas d’accents sur son prénom. Alors pourquoi dire « pépé » ? Pepe se prononce naturellement « pèpe ». Je me souviens d’ailleurs de Thierry Roland insister à juste titre sur ce point lors d’un précédent match,  un ami portugais lui ayant fait la remarque.

Miguel. Aucun piège me direz vous ? Et bien si, la commentatrice prononçait « migouel ». Ben non, perdu, Miguel, c’est Miguel. Et je détecte en Portugais, mais je n’ose pas trop imaginer le nombre de personnes étrangères dont j’écorche le nom juste parce que j’entends quelqu’un le dire « Ã  sa façon », et que je répète par réflexe…

Enfin bon, rien ne sera pire que la ville de Porto, qui en Anglais s’écrit « Oporto ». Parce qu’en Portugais, on dit tout le temps « O Porto« , « le Port ».


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