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Ce qu'il faut savoir sur la banque au Portugal

Jeudi 23 juillet 2009

Le marché du crédit au Portugal est, pour ceux qui ont eu le malheur de s’y frotter, très  hermétique. Non pas qu’il soit compliqué d’en obtenir un, au contraire, mais plutôt dans le sens où les banquiers et différents acteurs du crédit utilisent des termes inutilement compliqués, incompréhensibles pour la grande majorité des personnes qui n’ont pas fait d’école de haute finance. Ceci est encore plus vrai pour le français ou même le franco-portugais souhaitant s’établir là-bas, et prendre un crédit chez les banques locales.

Le crédit au Portugal

Lorsque je lis des phrase sur la page de l’association de défense du consommateur portugaise DECO Proteste, on comprend tout de suite le réel besoin d’une clarification, voyez donc, traduit littéralement : « Taux d’intérêts le plus bas du marché, dans la perspective de non client, indexée sur l’Euribor sur 12 mois, accrue d’un spread de 3,25% ».

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Fondation Champalimaud : recherche en biomédecine et vision

Vendredi 12 septembre 2008
Fondation Champalimaud

Fondation Champalimaud

Le plus riche de tous les Portugais, Antonio de Sommer Champalimaud a, par testament, institué la fondation qui porte son nom, ou, plus précisément, le nom de ses parents (Fundação Anna de Sommer Champalimaud e Dr. Carlos Montez Champalimaud). La fondation a donc vue le jour en 2004, commençant à réellement fonctionner en 2007, avec l’attribution du premier prix de Vision Antonio Champalimaud (surnommé parfois le « prix Nobel de la vision »).

Champalimaud était issu de la bourgeoisie portugaise, et, à la mort de son père, avait dû reprendre les affaires familiales, abandonnant ses études. Il réussi à remettre sur pied l’entreprise de son père, qui était techniquement à la faillite, la Companhia Geral de Construções. Il réussi en l’espace de quelques années, à se constituer le plus grand empire financier du Portugal, sous l’oeil bienveillant du dictateur Salazar, et avec un mariage heureux, l’héritière d’une des plus grosses fortunes de l’époque : Maria Cristina de Mello. Il existe aujourd’hui trois fortunes mythiques au Portugal dans le monde de la Finance : les Mello, les Espirito Santo et les Champalimaud…

Lors de la Révolution des Å’illets, en 1974, il avait du fuir le pays : ses entreprises avaient été nationalisées. Repartant de zéro ou presque au Brésil, il put reconstituer rapidement une fortune colossale. Revenu au Portugal en 1992, il racheta ses anciennes entreprises, qu’il revends plus tard dans la presque totalité au groupe espagnol Santander, provoquant ainsi une vive polémique : les grandes entreprises portugaises étaient vendues aux Espagnols ! L’Etat empêcha même la vente de la totalité du groupe, qui, après beaucoup de péripéties, est revenu en mains portugaises.

Champalimaud

Champalimaud

Champalimaud, souffrant de la vue (il était devenu aveugle vers la fin de sa vie), décida donc d’instituer cette nouvelle fondation, vouée à la recherche en biomédecine, spécialement la recherche sur la vue, en la dotant de 500 millions de euros. Cette fondation, pour les chercheurs dans le domaine de la vision, est de tout premier ordre, au niveau mondial. Le prix Vision Antonio Champalimaud est le plus important, au niveau monétaire, au niveau mondial : un million d’euros sont attribués aux chercheurs et à ceux qui luttent contre la cécité, qui se distinguent. Pour la première attribution, en 2007, le prix a été décerné à l’institution privée indienne Aravind Eye Care System, qui lutte activement contre la cécité (de millions de personnes ont ainsi été soignées dans les hôpitaux ophtalmologiques de l’institution). En 2008, deux chercheurs américains ont remporté le prix, pour leurs travaux sur la transformation de la lumière en impulsions électriques, et pour la recherche sur le code génétique des pigments visuels humains.

L’actuelle présidente est Leonor Beleza, ancienne ministre de la santé, comme l’avait décidé Champalimaud dans son testament.

On peut espérer qu’avec une telle fondation, la cécité, qui touche quand même 40 millions de personnes dans le monde, finira par n’être plus qu’un mauvais souvenir.