En lisant le Blog du Portugal, j’espère avant tout que je vous donne envie d’en savoir un peu plus sur notre petit pays du sud européen, et peut-être, le visiter :) Et pour visiter le Portugal, il vaut mieux lorsqu’on n’est pas du pays, ne rien laisser au hasard. J’ai eu la chance de travailler pour le blog de voyages Thomas Cook, je ne vais pas me gêner pour vous parler un peu de cette grande agence de voyages qui propose des offres intéressantes pour découvrir le Portugal.
Le Portugal possède une industrie d’excellence, réputée dans le monde entier. Ce n’est pas souvent que les portugais peuvent se vanter d’être parmi les meilleurs, mais cette industrie est la 6ème plus puissante au monde. Je parle bien sûr de la porcelaine!
entrée de l’ancienne usine de Vista Alegre, aujourd’hui musée de la porcelaine
Vista Alegre, la célèbre marque de vaisselle portugaise est la 6ème entreprise productrice de porcelaine sur la planète, aux cotés des entreprises chinoises, américaines… bel exploit, surtout lorsque l’on connait les exigences de qualité et de techniques nécessaires pour faire de la bonne porcelaine. Lors de notre voyage dans la ville de Ilhavo, la ville de la porcelaine par excellence, où se trouve historiquement Vista Alegre, nous en avons profité pour visiter le musée de la porcelaine qui s’y trouve, dans les anciens locaux de la première usine de porcelaine portugaise. (Lire la suite…)
Lorsqu’on est franco-portugais, il est bon de penser à certains choses qui ne sont pas forcément simples, mais qu’il faut prévoir : le lieu des funérailles. Quand je serais mort, je souhaite être enterré au Portugal, en France… c’est compliqué de décider. Je profite du démarchage publicitaire de l’entreprise ChallengesProd pour en parler un peu et vous poser surtout cette question : vous voulez votre tombe en France, ou au Portugal?
Je poste ici la vidéo publicitaire de l’entreprise de pombes funèbres Alves, qui sont mes voisins, on est dans le même quartier (18 rue Belgrand, 75020 Paris), à titre gracieux. Ils s’occupent de tout dans un moment difficile comme peut l’être la mort d’un proche, d’un ami, d’un parent. Il font le transfert au Portugal si tel était le souhait du défunt ou de la famille.
En espérant que cette entreprise ne vous soit pas utile, ou alors avant longtemps. La musique de la vidéo, si vous vous posez la question, c’est « Verdes Anos », du grand maitre de la guitare portugaise, Carlos Paredes.
Les deux sociétés pétrolières Galp (du Portugal) et Petrobras (du Brésil) viennent de signer un accord pour produire du biocarburant de deuxième génération, annonce le ministre brésilien des mines et de l’énergie Edison Lobão de passage au Portugal. Ce biodiesel serait commercialisé en Europe à partir de 2015. Les biocarburants de deuxième génération sont une appellation pour désigner les combustibles ayant un moindre impact sur l’environnement avec la réduction des gaz à effet de serre, tout en respectant la production alimentaire issue de l’agriculture. L’utilisation de bois, de tiges, de feuilles ou d’algues, ou des processus modernes de production peuvent être des combustibles de deuxième génération.
Une société, baptisée pour l’instant de « Projeto Belém », détenue à parts égales par Galp et Petrobras, devrait produire 600 000 tonnes d’huile végétale par an en vue d’en faire 500 000 tonnes de biodiesel, revendu prioritairement sur le marché ibérique, puis européen. Le Brésil est un pays très en avance sur la production et commercialisation de biocarburant, qui y est massivement distribué. Cette expérience solide et la connaissance du marché européen de la part de Galp leur permettra de gagner des parts de marché dans le futur avec cette source d’énergie qui, a priori, semble bien plus écologique et utile que les biocarburants de première génération.
La première centrale de production d’électricité à partir de vagues exploitées commercialement au monde vient de voir le jour au Portugal, non loin de la ville de Povoa de Varzim, dans le nord du pays. C’est le Aguçadora Wave Farm. Près de 9 millions d’euros ont été déboursés pour pouvoir installer les trois pelamis qui vont générer les 2,25 MW de la « ferme à vagues ». De quoi alimenter 2200 maisons et économiser 2000 tonnes de CO2 par an ! C’est l’équivalent d’un générateur éolien (la technologie a donc encore des progrès à faire…).
L’investissement devrait d’ailleurs grandir très rapidement, avec l’acquisition de 28 machines qui pourront générer 525 MW, pour un coût de 70 millions d’euros.
Pelamis à Aguçadora
Les pelamis, du nom d’un serpent de mer, sont des machines en forme de serpent de 150 mètres de long sur 3,5 de largeur qui permettent de produire de l’énérgie à partir de simples vagues, grâce aux mouvements des différents corps qui composent la machine. C’est une énergie renouvelable, contrairement aux énergies fossiles, non polluante, et à la portée de la grande majorité de l’humanité, qui vit sur le littoral. Les pelamis ont été développés en Écosse par l’entreprise Pelamis Wave Power Ltd (connue auparavant sous le nom de « Ocean Power Delivery »), avec les premiers tests concluants en 2004.
Logo energias de Portugal EDP
Le Portugal mise énormément sur les energies propres, et devient un acteur mondial de premier plan. La création du consortium « Ondas de Portugal », qui développe des projets expérimentaux dans l’énergie des vagues en est un exemple. Le consortium, de capitaux portugais (Energias de Portugal EDP à 45%, Efacec à 20%) et australiens (Babcock & Brown via leur filiale portugaise Enersis, 35%) se positionne comme une entreprise innovante. L’autre exemple, c’est que 35% de l’électricité produite par Energias de Portugal, (plus connue sous ses initiales EDP) provient d’énergies propres, et est devenue la 4ème plus grande entreprise au monde du secteur éolien, avec l’acquisition de l’entreprise américaine Horizon Energy Wind.
Maintenant, je me pose une question : pourquoi le pays n’a pas une seule centrale nucléaire ? Oui, on peut comprendre l’argument écologique, et la volonté de « faire propre », mais jusqu’à quel point ces énergies sont propres, justement ? Le pays est rempli de barrages et d’éoliennes, ce qui défigure énormément le paysage, et maintenant, on veut également remplir la côte de pelamis (même si c’est à 5 kms des côtes)… Une seule centrale nucléaire produirait la quasi totalité de l’électricité portugaise. Et permettrait à EDP d’arrêter d’acheter de l’électricité aux espagnols, qui la produisent justement à partir de centrales nucléaires proches de la frontière portugaise…
Logo Efacec
Quoiqu’il en soit, s’ils arrivent à augmenter le rendement des pelamis, le Portugal détiendra une technologie de premier ordre pour ceux qui veulent avoir une énergie écologique sans pour autant (trop) défigurer le paysage, avec un impact somme toute minime. Tiens, pourquoi pas Google, qui envisage justement de mettre une partie de ses centaines de milliers de serveurs en pleine mer, alimentés en électricité par des pelamis… Un brevet a d’ailleurs été déposé en 2007, expliquant comment installer des serveurs sur « un ou plusieurs navires amarrés à un corps immergé à partir duquel l’énergie du mouvement naturel de l’eau peut être récupérée et transformée en électricité et depuis lequel de l’eau peut être pompée pour évacuer la chaleur ».
Quelques informations supplémentaires sur le fonctionnement des pelamis en vidéo :
Cette vidéo a été publiée par Greenpeace (c’est dire si c’est écolo comme technologie).
La suivante montre un pelamis en action.
Impressionant… :) Allez, faut que ça marche tout ça !