Articles taggés avec ‘concert’

Concert à Paris de Rodrigo Leão, au Café de la Danse

Dimanche 30 mai 2010

Pour la première fois à ma connaissance, le compositeur portugais Rodrigo Leão est venu en concert dans la capitale française. Rodrigo Leão, ancien membre des Sétima Legião et des Madredeus a depuis lors parcouru bien du chemin en solo. Je suis un vieux fan, depuis les Sétima Legião, et sa venue à Paris, tout près de chez moi, dans une petite salle intimiste comme le Café de la Danse était une opportunité unique à ne pas rater! Rodrigo Leão et son Cinema Ensemble, c’est magique, en plus d’être un régal pour les oreilles.

Ana Vieira au chant, avec le Cinema Ensemble au complet

Ana Vieira au chant, avec le Cinema Ensemble au complet

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Nuit de Fado à Vermoíl, Pombal

Dimanche 23 août 2009
Les musiciens de Fado

Les musiciens de Fado

Le Portugal est connu musicalement pour son Fado, sa musique chantée avec émotion, originaire de deux villes : Lisbonne et Coimbra, chacune avec son style qui lui est propre. Je suis parti l’autre soir à un dîner spectacle à Vermoíl, non loin de Pombal, ville du centre du Portugal, où l’on chantait le Fado.

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Groupe amateur de metal portugais : OpenJaill

Vendredi 5 décembre 2008

Les jeunes portugais sont très friands de musique. Autant l’écouter, que d’en faire. Un style particulièrement en vogue chez les lusitaniens, c’est le metal, sous toutes ses formes. De nombreux groupes de garage se forment pour suivre les traces de leurs aînés.

On connait les énormes succès de Moonspell ou de Ramp, par exemple.
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Cansei de Ser Sexy en France

Samedi 15 novembre 2008

Cansei de Ser Sexy, le groupe brésilien électro-pop arrive en France! Après leur concert de Lisbonne en octobre dernier, c’est maintenant au tour de paris de recevoir ce groupe totalement… différent. « Cansei de Ser Sexy », que l’on pourrait traduire par « marre d’être sexy » (ah « cansei », c’est bien brésilien comme expression) est un groupe qui pratique beaucoup l’autodérision, et on aime :)

Vidéo de la chanson « left behind »

Les CSS seront en concert le 17 novembre au Zénith de Paris, dans le cadre du festival Les Inrocks. Ils ont déjà vendus 20 000 albums en France, quand même ;)

Section « le saviez-vous ? » : Lovefoxxx, la chanteuse du groupe, est d’origine japonaise. Etonnant vous diriez, pour le Brésil? Pas vraiment, la communauté japonaise du Brésil est la plus grande hors du Japon, avec plus de 1,5 millions de personnes. C’est une bonne matière pour un futur article pour Lusitanie :D

Bonga en concert

Jeudi 13 novembre 2008

Bonga est un monument de la musique africaine. Athlète accompli (recordman du 400m dans les années 60), il lutta activement pour l’indépendance de son pays contre le joug colonial portugais et la dictature fasciste de Salazar.

Son histoire mérite que l’on s’y attarde longuement, j’y reviendrais, mais je voulais vous donner un petit avant-goût de sa musique, de sa présence sur scène, avec cette vidéo d’un live de Bonga.

Il sera donc en concert:

  • Vendredi 14 novembre 2008, à Vernouillet, dans l’Eure-et-Loire, 20h30 à la Salle des Fêtes.
  • Samedi 29 novembre à Villepinte, 20h30, à l’espace Jacques Brel
  • Jeudi 11 décembre, à Coulommiers, 20h30 à la Sucrerie (festival Africolor).

Carlos Mar : pop, folk, rock en franco-portugais

Vendredi 24 octobre 2008

Connaissez-vous Carlos Mar ? Cet auteur compositeur interprète est un artiste luso-descendant qui chante en Portugais. Si vous voulez le découvrir, rien de mieux que de le voir en live. Il sera à l’Orient Express, 12 rue Claude Tillier, à Paris, samedi prochain dès 20h30 où vous pourrez entendre sa musique.

A caminho de Carlos Mar

A caminho de Carlos Mar

Avec les sept titres de son album « A Caminho », dont la chanson « San Sebastian » que j’aime beaucoup, il nous transporte dans un monde poétique et onirique. Écoutez quelques titres sur son myspace et découvrez l’entretien que Carlos Mar m’a accordé pour Lusitanie.fr :)

Lusitanie.fr : Tu habites en France, mais tu chantes en Portugais, pourquoi ce choix ? Est-ce que ça ne devient pas un handicap auprès de ton public français ?

Carlos Mar : Quand j’ai commencé à écrire mes premiers textes, je l’ai d’abord fait dans la langue de Molière. Mais le résultat ne me plaisait pas. La façon de structurer les phrases, les sonorités, les mots n’étaient pas en phase avec les émotions et les messages que je voulais transmettre.
J’ai donc commencé à écrire en Portugais et le lien s’est fait très naturellement.

Chanter en Portugais n’est pas forcément un handicap pour le public français, notamment le public parisien qui souhaite découvrir des univers un peu différents. D’ailleurs, aujourd’hui mon public est essentiellement Français même si des Portugais viennent régulièrement me voir en concert.

Carlos Mar en concert

Carlos Mar en concert

Un handicap est quand même bien présent lorsque j’aborde des structures professionnelles de la musique en France (labels, majors,..) car une niche de folk/rock/pop en Portugais est improbable et aura du mal à se faire une place dans les radios ou dans les bacs.

Pour finir, n’oublions pas que la communauté portugaise (sans parler de la communauté lusophone) est très importante en France et que de mon point de vue, le principal handicap pour moi et pour d’autres artistes lusophones c’est le faible appui et d’aide des structures culturelles portugaises en France.
A quand l’ouverture d’un café culturel qui ouvre ses portes aux artistes qui veulent s’exprimer ? La création d’un Festival Musical Lusophone ? Une aide financière pour que ces artistes s’expriment au Portugal ? etc, …

Affiche du concert à l'Orient Express

Affiche du concert à l'Orient Express

L : Comment les Portugais de France perçoivent ta musique d’influence folk, différente de ce qu’ils ont l’habitude d’entendre en Portugais ?

CM : Il m’est très difficile de connaître la part des Portugais de France qui ont pris connaissance de mon projet mais ceux qui m’ont vu en concert semblent apprécier puisqu’ils continuent à venir me voir régulièrement, à m’encourager en me laissant des messages sur mes sites, à acheter mon album,…
Ma musique semble plutôt plaire à la tranche 30-40 ans mais ce n’est que la face cachée de l’iceberg. Les 20-25 ans semblent moins réceptifs car plus tournés vers du R&B, Hip Hop…

L : Tu travailles surtout avec des Français, as-tu déjà pensé à réaliser un album avec des Portugais ?

CM : Le fait de travailler avec des Français n’a pas été un choix délibéré.
D’ailleurs, lorsque j’ai commencé mon projet en solo, il n’y avait que des Portugais. La nationalité n’est pas une priorité pour moi. Ma priorité est de travailler avec des gens sérieux et motivés et avec qui je partage un certain nombre de valeurs musicales et personnelles. Mais pour répondre à ta question, oui, je pense inviter un ou deux Portugais sur mon prochain album, parce que j’admire leur parcours et que leur personnalité m’inspire.

L : Comment tes collaborateurs français perçoivent la langue portugaise?

CM : Mes collaborateurs apprécient le Portugais pour sa musicalité même s’ils ne le comprennent pas. Je dois dire que certains maîtrisent mieux l’accent que d’autres ;-).

L : Comment vois-tu le retour à la langue portugaise de la part d’artistes qui initialement chantaient en Anglais ?

CM : Le fait de chanter en Portugais ne va pas me faire dire que musicalement la musique sera meilleure. Par contre, ce que je peux dire c’est que le Portugal n’a jamais été un pays anglophone et que le Portugais est une belle langue qui mérite une meilleure place dans la musique.

Mais où en est-on des quotas radios pour la musique portugaise ?
Je me souviens déjà qu’à l’époque de sa mise en place, la polémique s’était installée dans le milieu (majors, radios,…) pour comprendre ce qu’on qualifiait de « chanson portugaise » : une chanson chantée en Portugais ? une chanson faite par des Portugais ? ou une chanson faite au Portugal ? etc.

Appuyées par les maisons de disques, les nouvelles générations de musiciens au Portugal ne parient que sur l’Anglais. Malgré l’existence de très bons projets en Anglais, je pense que la musique portugaise est aujourd’hui menacée. Donc, un retour au Portugais sera toujours profitable s’il s’inscrit dans une logique personnelle, culturelle, musicale.

L : As-tu un message à faire passer dans tes chansons, es-tu un chanteur engagé ?

CM : Il est évident que j’ai des messages à faire passer dans mes chansons. Je pense que c’est le besoin primaire de tout artiste qui rend sa musique publique, celui de partager. Dans ma chanson « Condenado », je parle de la drogue, et plus précisément des difficultés d’un individu à s’en sortir ; dans « Lutar até ao fim » sur une rythmique joyeuse j’aborde le thème du harcèlement moral, dans « Saudade » je parle du manque d’un être aimé,…
Je ne me considère pas un chanteur « engagé » comme on a l’habitude de l’entendre, mais j’écris et je chante des thèmes qui me touchent ou qui me révoltent.

L : Est-ce que des concerts sont prévus au Portugal ? Si oui, où et quand ?

CM : Pour l’instant je n’ai pas de confirmation pour des concerts au Portugal.
Je prévois d’y aller courant 2009 et faire une série de concerts à Porto, Braga, Famalicão et Lisbonne, voire dans d’autres villes.

Merci à l’équipe de lusitanie.fr et à très bientôt
Carlos MAR

Lusitanie.fr : merci à toi Carlos et bonne route :)

Concert de Mariza à Paris, avec Tito Paris

Samedi 27 septembre 2008

J’aimais le Fado.

Désormais, je l’adore. Oui, je reviens du concert de Mariza au Cirque d’Hiver Bouglione. Je vous l’avais dit que j’irais, dans un précédent article. Et c’était fabuleux. Oui. La sublime Mariza, la digne représentante de la nouvelle génération du Fado, était accompagnée par de fantastiques musiciens.

Entrée du Cirque dHiver

Entrée du Cirque d'Hiver

En fait, j’utilise beaucoup de superlatifs pour Mariza, mais… ce sont juste des Vrais musiciens en fait. La musique moderne que nous écoutons – trop – souvent à la télé à donné la part belle aux amateurs, qui font de l’à peu près. Lorsqu’on se retrouve face à des gens qui savent vraiment jouer ou chanter, de par leur immense talent et surtout leur long apprentissage, on ne peut que ressentir une claque.

Lustre du Cirque, richement decoré

Lustre du Cirque, richement décoré

Mariza est un condensé de talent, avec une voix mélodieuse et puissante, pleine de sentiment. Comme vous pouvez le voir sur les photos, le cadre du Cirque d’Hiver était somptueux à regarder, mais. Oui, parce qu’il y a un mais : nous étions mal assis. Ok, nous étions tout en haut derrière, dans des mini fauteuils (je me cognais les genoux contre la place de devant). De plus, un cirque, même somptueux, ne se prête pas à un Fado. Un Fado, c’est intimiste, c’est quelque chose de fort partagé entre les artistes, les fadistas, et le public. Le décor n’a pas à distraire de l’essentiel, c’est à dire la musique, et les stars de la soirée. De plus, ce soir, nous avions un son « Ã©trange », sur certaines musiques, on entendait que partiellement notre chanteuse Mariza. Dommage.

La piste du Cirque

La piste du Cirque

Le problème, c'est qu'on était trop loin pour admirer la guitare portugaise...

Le problème, c'est qu'on était trop loin pour admirer la guitare portugaise...

Le Cirque d’Hiver n’a pas vraiment une très bonne acoustique, il n’avait pas été prévu pour ça. Mais malgré tout, le talent des interprètes est si puissant qu’il arrive à faire oublier ces handicaps de la salle. Salle qui était, comme il est évident sur les photos, archi comble. Comble d’un public mixte, avec une bonne moitié de Portugais (ah ça, il y a même eu quelques « Ã© fadista! » dans la salle) :)

Mariza s’est adressée en Français au public, d’ailleurs, un Français qu’elle ne maitrise pas, mais elle fait l’effort de le parler. C’est un peu frustrant de la voir avoir du mal à s’exprimer, elle qui a l’élocution d’une diva… ah mais c’est une Diva, justement. Mais je vous rassure amis portugais, elle s’est également adressée en Portugais, en s’excusant de ne pas l’avoir fait plus tôt. C’est à ce moment là qu’on comprend que la moitié de la salle était portugaise. Mais, il fallait bien qu’elle se fasse comprendre par tout le monde, et donc, elle utilisait le Français, vu que a priori, les Portugais présents parlent également le Français.

Tito Paris, chanteur et compositeur Cap-Verdien

Tito Paris, chanteur et compositeur Cap-Verdien

L’invité très spécial de Mariza pour cette série de concerts, le Cap-Verdien Tito Paris, est resté pour trois chansons : un duo et danse avec Mariza (la chance *_* ), une musique originale que je vous mets en vidéo juste après, et la fameuse musique Cap-Verdienne que Cesaria Evora a immortalisé dans le marbre de la culture mondiale, « Saudade ».

Tito Paris danse avec Mariza

Tito Paris danse avec Mariza

Cette chanson qu’il nous a jouée pendant le concert se nomme « Danca Ma Mi Criola ». C’est trop entrainant, ça donne trop envie de bouger :) c’est vraiment dommage que Tito Paris ne soit pas plus connu, c’est dingue le nombre de perles qui nous passent à côté. Enfin, un petit peu moins avec Lusitanie.fr :D

Tito, pour parler encore un peu de lui, est venu au Portugal à l’âge de 17 ans, à la demande de Bana (une légende musicale du Cap-Vert), afin de jouer dans son groupe. Il connait donc bien le Portugal est le milieu de la musique portugaise. Un peu comme tout les autres Cap-Verdiens en fait, les deux pays continuent à entretenir de profondes relations d’amitié.

Lors de son interprétation de « Saudade », il a remplacé, pour faire plaisir à son public, l’endroit « São Nicolau » (patelin du Cap-Vert d’où est originaire le compositeur de la musique) par « Cabo Verde » ou, d’autres fois, par « Portugal ». C’est vrai que ça fait plaisir, mais bon, il y avait quand même derrière moi des gens qui chantaient avec le São Nicolau. Pas plus mal comme ça.

Toute la joie de chanter de Mariza

Toute la joie de chanter de Mariza

Il ne faut pas beaucoup de moyens pour jouer du Fado. Une voix, une guitare… et c’est tout. C’est limite si il n’y avait déjà pas trop de monde au concert ce soir, avec un guitariste acoustique, un bassiste, un percussionniste, et un pianiste / trompettiste, en plus de l’obligatoire joueur de guitare portugaise (mon dieu ce que j’adore cet instrument).

Le bassiste et le guitariste acoustique accompagnent Mariza

Le bassiste et le guitariste acoustique accompagnent Mariza

Ah la la… c’était vraiment dommage que je sois dos à la star des instrumentistes, le joueur de guitare portugaise, Angelo Freire. Je ne le connaissais pas avant ce soir, il me semble très jeune pour tant de talent : il nous a livré une « guitarrada » fabuleuse (c’est un solo de guitare). Il faut vraiment avoir des doigts de fée pour jouer comme il joue ! La guitare portugaise, c’est ce qui donne cette sonorité si spéciale au Fado !

Tonerre dapplaudissements

Tonerre d'applaudissements

La salle était vraiment enthousiaste, avec des applaudissements à tout rompre plusieurs fois pendant le concert. C’était magique. Toute la salle debout pour applaudir la Diva du Fado, Mariza, c’est pas tous les jours. Et dire que ce n’est que la première soirée, demain elle remet ça :)

Musique sans micro

Musique sans micro

Pour nous remercier d’avoir été un public si fantastique, Mariza et les deux guitaristes vont jouer, tenez vous bien, sans micros, sans amplis. Juste avec leurs voix et leurs instruments. Comme on en joue dans les rues de Lisbonne, quoi.

Fabuleux. Le son dont je me plaignais au début n’était plus un problème. Tout était parfaitement équilibré. La sublime voix de Mariza, malgré des problèmes flagrants de sonorisation de la salle, montait jusqu’à mes oreilles, les caressant de façon suave et mélodieuse… La salle observait un silence religieux pour l’écouter, la moindre personne qui toussait s’entendait. Ah oui, c’est clair que là, n’importe qui aurait pu gêner leur prestation.

Mais sincèrement, je préfère le Fado comme ça. Au naturel. Proche. Sans les artifices des micros, des hauts parleurs, des mauvais réglages sonores. Je suis encore estomaqué d’avoir entendu ça, c’est donc ça une vraie chanteuse… waouh.

La soirée touchait à sa fin. Mariza, après les multiples « encore », revient nous jouer, pour finir, « gente da minha terra ». Mon Dieu ce que cette musique est belle avec sa voix. Elle a tout au long du concert fait un juste milieu entre son nouvel album, « Terra », avec ses anciens morceaux. Ce nouvel album vaut vraiment la peine d’être écouté sans modération, j’aime beaucoup « Rosa Branca ». Mariza chante, mais elle danse aussi beaucoup, comme au début du Fado, qui n’est pas forcément une musique triste (du moins celui de Lisbonne).

Mercis et encores

Mercis et encores

De gauche à droite : Simon James, pianiste et trompettiste, Angelo Freire, virtuose de la guitare portugaise, Tito Paris, compositeur Cap-Verdien, Mariza, Diogo Clemente à la guitare classique, et une personne dont j’ignore le nom, je fais un appel ici. Le percussionniste aux cheveux longs, il s’appelle comment ? Mariza avait dit « Vicky » ou « Ricky », pas très bien entendu… il est très bon en plus, comme il l’a démontré lors de son solo. La dernière personne, le bassiste, Marino de Freitas.

Pour ceux qui regrettent de ne pas être venu au concert, je vous rassure, elle vient à peine de commencer sa tournée mondiale : elle fera plus de 100 concerts dans 21 pays, elle finira bien par passer près de chez vous :) Je vous laisse avec le premier clip officiel de « Terra », la chanson « Rosa Branca ».

Lura : chanteuse du Cap-Vert

Dimanche 21 septembre 2008
Lura en concert

Lura en concert

Je voudrais vous parler de Lura. Lura, je l’ai découverte il y a un peu plus d’un an, par hasard, au détour du web. J’ai tout de suite été accroché par sa voix mélodieuse, par la musique au rythmes africains entrainants, par la passion qui s’entend et qui se dégage de cette formidable chanteuse.

Je ne sais pas comment le Cap-Vert fait, mais c’est un pays qui regorge de talents musicaux, il suffit juste de penser à Cesaria Evora, avec qui elle a débuté sa carrière…

Lura est née et a grandi à Lisbonne. Le Cap-Vert, ce sont ses parents qui le lui ont transmis, c’est pourquoi elle chante en créole dans ses chansons. Et puis… les cap-verdiens sont la première communauté étrangère du Portugal, elle avait donc beaucoup d’amis de la même origine, ce qui explique pourquoi aujourd’hui elle dit que le Créole est sa langue maternelle. Est-ce que les Cap-verdiens sont vraiment étrangers ? Pour ma part, non. De toutes façon ce concept « d’étranger » ne veut rien dire, ils ne sont pas plus étrangers pour moi qu’une personne des Açores.

Je me demande vraiment comment un si petit pays fait pour avoir autant de talents musicaux. Ils ne sont que 500 000 habitants, au Cap-Vert (et 700 000 ailleurs, oui, il y a plus de Cap-Verdiens en dehors du Cap-Vert qu’au Cap-Vert).

Lura, il faut absolument la voir en concert. Pour y être allé, je vous jure que ça vaut le coup. Et oui, ça change vraiment d’aller voir une vraie chanteuse, qui se sentirait insultée si on lui proposait le playback. Elle joue beaucoup avec le public, elle danse, elle transmet une émotion qui est palpable tellement elle est forte. Je vous laisse regarder cette vidéo d’un concert à Paris, avec la chanson « Na Ri Na ».

Et pour le plaisir, bien sûr que je vous laisse d’autres vidéos de musiques que j’adore  :

« Ponciana ». Cette chanson nous raconte l’histoire d’une jeune fille du Cap-Vert qui est tombée amoureuse d’un émigré aux Pays-Bas. Elle tombe enceinte mais ses parents l’avaient promise en mariage à un autre homme… « Ponciana » est un nom générique de femme, lorsqu’on ne veut citer personne en particulier.

Dans cette vidéo d’un live, elle joue du batuque (batuku en Créole du Cap-Vert), un style musical traditionnel et une danse du Cap-Vert. J’adore :D ! La chanson se nomme « Raboita Di Rubon Manel »

« Vazulina » : superbe vidéo clip :) Superbe musique :) Superbe Lura :)

Si jamais elle repasse à Paris, je vous tiendrais au courant, on s’y retrouve?

PS : Je vous avais déjà dit qu’elle dansait, aussi ?

Mariza au cirque d'Hiver à Paris, les 26 et 27 septembre

Mardi 9 septembre 2008

La diva du Fado, Mariza, sera présente en concert au Cirque d’Hiver de Paris, le 26 et le 27 septembre. Achetez vite vos billets, il y en avait plus beaucoup quand j’ai acheté les miens à la Fnac :3

Un petit extrait youtube d’un concert de Mariza à Londres. La chanson, chantée entre autres par la grande Amalia Rodrigues, est ici reprise d’une façon phénoménale. Le refrain de « Barco Negro » (bateau noir) nous parle d’un amour qui n’est pas parti, parce que tout autour nous rappelle cet amour.

Les fadistas (chanteurs de fado) sont avant tout des interprètes, il est donc très courant d’avoir plusieurs versions d’une même musique, chantée de façons différentes. Juste à titre de comparaison, je vous mets la version d’Amalia.