Archive pour la catégorie ‘Personnalités’

Sérgio Vieira de Mello, diplomate de l'ONU mort à Bagdad

Dimanche 29 mars 2009
Sérgio Vieira de Mello

Sérgio Vieira de Mello

Il y a de ces personnes qui manquent cruellement, qui laissent un vide énorme quand ils ne sont plus là. Sérgio Vieira de Mello en fait partie. Qui se souvient de la tragique journée du 19 août 2003? Ce fut un jour comme un autre à Bagdad, ponctué d’attentats et de meurtres. Sauf que ce coup-ci, l’attentat fut dirigé contre le siège des Nations Unies en Irak. Des gens qui sont là pour aider, qui sont impartiales, qui représentent le reste du monde.

Sérgio Vieira de Mello mourut ce jour là, lui et 21 membres de son équipe. Inutilement, juste pour assouvir la soif de sang de quelques fondamentalistes aveuglés par une haine mal canalisée : tout ce qui était étranger était diabolique. Sérgio, diplomate brésilien reconnu pour son courage, son charisme et ses compétences immenses, avait laissé une impression immense de savoir-faire lors de son passage au Timor Oriental, pendant les longs troubles qui ont secoué ce petit pays, ancienne colonie portugaise.

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Joyeux anniversaire Manoel de Oliveira : cent ans!

Dimanche 14 décembre 2008

Manoel de Oliveira vient de fêter un siècle depuis sa naissance. Le plus ancien réalisateur au monde, qui a commencé sa carrière avec le cinéma muet, a maintenant 100 ans! Né le 11 décembre 1908, officiellement le 12 parce que ses parents l’ont déclaré à l’état civil un jour après sa naissance, il a été mis à l’honneur par l’Etat Portugais. Le président Cavaco Silva lui a remis samedi soir la Grand-Croix de l’Ordre de l’Infant Dom Henrique.
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Rodrigo Leão, compositeur

Dimanche 14 décembre 2008
Rodrigo Leão

Rodrigo Leão

Est-ce que vous connaissez les Sétima Legião? Un des groupes mythiques des années 80/90 au Portugal, avec des musiques comme « Sete mares » ou « Por quem não esqueci », sera gravé à jamais dans la mémoire musicale portugaise. Est ce que vous connaissez les Madredeus? Bien sûr, avec des musiques comme « O pastor » ou « Alfama », le Fado a été rénové de fond en comble.

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Linda de Suza : chanteuse immigrée

Jeudi 4 décembre 2008

Il y a de ces personnes qui représentent à eux seuls toute une période. Linda de Suza est de ces personnes. Elle représente, par son histoire et sa popularité, les « emigrantes », ceux qui sont partis du Portugal dans les années 60 et 70 pour la France, en quête d’une meilleure vie. Son parcours atypique en ont fait d’elle une icône de la culture française des années 80, grâce à son talent de chanteuse, et son vouloir, sa volonté de s’en sortir, si caractéristiques des « emigrantes », qui partaient du pays avec rien en poche. Ce n’est pas pour rien qu’elle remplit l’Olympia à Paris!
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Joueur de foot de Porto : Hulk

Lundi 10 novembre 2008

Curieux nom pour un joueur de foot, « Hulk« . Givanildo Vieira de Souza de son vrai nom, a gagné son surnom lorsqu’il jouait dans l’équipe japonaise de Tokyo Verdy, où il s’est illustré par une saison magnifique, avec 37 buts en 43 matchs! Son physique et son maillot vert, couleur du Verdy, lui ont donc valu ce surnom affectueux, qu’il a gardé et porte fièrement sur son dos :)

Hulk avec son maillot de Fc Porto (source : fcporto.pt)

Hulk avec son maillot de Fc Porto (source : fcporto.pt)

Venu donc tout droit du Japon pour renforcer le Fc Porto en 2008, il n’a pas encore vraiment convaincu les supporters du club, malgré quelques beaux buts. Jeune joueur de 22 ans, rapide et puissant, il ne fait aucun doute pour moi qu’il montrera bientôt pourquoi le club a bien voulu débourser 5,5 millions d’euros pour l’avoir pendant 4 ans : le président Pinto da Costa n’est pas du genre à souvent se tromper sur ce genre de transferts millionnaires. Et puis ce n’est encore que le tout début, n’est ce pas? En tout cas, le Paris Saint Germain qui le voulait aussi n’a pas pu relever l’offre du Fc Porto (ils n’offraient « que » 4 millions de euros…).

Et ce n’est pas le fantastique but qu’il vient de marquer contre le Sporting lors de la coupe du Portugal qui me feront dire le contraire : il arrive du milieu de terrain, il court tout le long et fini par fusiller le gardien de but Rui Patricio du Sporting! Sa technique et sa puissance, son jeune âge et son regard toujours porté vers les cages en font un des grands espoirs du football brésilien.

Ce n’est pas le premier passage de Hulk au Portugal : il était déjà venu jouer très jeune, avec les juniors du Vilanovense. Il disait à ses coéquipiers d’alors : vous verrez, je jouerai au Fc Porto! On est pas vraiment pris au sérieux lorsque l’on a 15 ans, mais… il l’a fait :) On peut lui souhaiter tout le bonheur du monde!

Hulk, prêt à marquer des buts au Stade du Dragon

Hulk, prêt à marquer des buts au Stade du Dragon

"I'll see you in my dreams", de Filipe Melo : premier film portugais de zombies

Mardi 28 octobre 2008

Ses parents se sont endettés pour l’aider à financer son film. Il a eu un énorme succès d’estime, mais au niveau financier, il n’a gagné qu’un gros mal au crâne…

Filipe Melo est un jeune artiste pluridisciplinaire touche-à-tout. De son passé de geek pirate informatique, il ne garde pratiquement rien. Contraint par les autorités de ne plus toucher à un ordinateur après une sombre histoire de coups de téléphone gratuits pour accéder à internet, il se reconverti à son autre passion de toujours, la musique.

Une petite vidéo d’un concert à Angra do Heroismo (Açores), avec son trio de Jazz. C’est le pianiste.

Pas mal quand même, pour un ancien pirate informatique.

Un jour, Filipe Melo décide de tourner un film de zombies. Comme ça. Le premier film de zombies portugais. Ce court métrage (parce que bon, l’argent des parents n’est pas infini et qu’un court métrage, c’est quand même moins cher) est un petit bijou rempli d’effets spéciaux, avec un scénario… heu égal au genre.

Le film « I’ll see you in my dreams » a eu quand même pour le thème musical de sa bande annonce, la participation de Moonspell, le célèbre groupe de gothic metal (qui sont par ailleurs portugais). On se fait un petit plaisir et on regarde !

Superbe chanson, superbe film. Vous y découvrirez en acteurs des gens connus : la très belle Sofia Aparício, Manuel João Vieira (chanteur des Ena pá 2000), Rui Unas (un présentateur télé « cool »)… Filipe Melo sait s’entourer et embarquer dans ses projets pas mal de beau monde !

Plus récemment, Filipe Melo s’occupe du Super Héros du Jazz, Super Lócrio. Il vient à la rescousse de musiciens de jazz en leur donnant des conseils. Vraiment décalé.

Ce film lui aurait couté 150 euros à produire, et a été tourné pendant un après-midi de dimanche ensoleillé…

En ce qui concerne notre film de zombies, qui date de 2003 déjà, si vous voulez le voir, il va vous falloir avoir plus de 18 ans, et aller sur Youtube, ici et là.

Santos-Dumont, père de l'aviation

Vendredi 17 octobre 2008
Alberto Santos-Dumont

Alberto Santos-Dumont

Au début du XXème siècle, l’aviation en était à ses balbutiements. C’est grâce à la persévérance de quelques personnes si aujourd’hui nous pouvons tranquillement prendre un avion et voyager jusqu’à l’autre bout du monde en quelques heures. Un petit Paris – Lisbonne en avion de chez TAP en deux heures, ça dit quelque chose à quelqu’un?

Alberto Santos-Dumont était l’un de ces « illuminés ». Né en 1873 au Brésil dans une ville qui porte aujourd’hui son nom en son honneur, il était issu d’une riche famille brésilienne d’émigrés français par son père et portugais par sa mère. Lecteur assidu de Jules Vernes, il démontra très tôt beaucoup d’interêt pour la mécanique et le pilotage, conduisant les locomotives de la fazenda familiale (grande propriété agricole) pour transporter le café, ou en réparant différentes machines. Lors d’un premier voyage à Paris, en 1891, il observe pour la première fois de sa vie un moteur à essence. Il en rapportera un au Brésil, un moteur Peugeot, le premier de ce type au Brésil.

En 1897, déjà installé en France, il embaucha des instructeurs privés pour lui apprendre à manÅ“uvrer des ballons. Très vite il devint maître en la matière : en 1900, il avait déjà construit 9 ballons. Deux de ses ballons passeront à la postérité : le « Brazil » et le « Amérique ». Le premier fut le plus petit des aéronefs de l’époque jamais construit, et il obtint une honorable quatrième place avec le second lors de la coupe des Aéronautes qui eu lieu en 1899.

Mais tout ces vols n’étaient pas contrôlés, et Santos-Dumont cherchait le moyen de diriger ses ballons, de les transformer en ce qu’on appelle aujourd’hui des Dirigeables. Il créa donc une série de ballons motorisés et dotés de gouvernails. Il participera et remportera le Prix Deutsch de la Meurthe, un prix institué par une famille de mécènes de l’aviation. Il s’agissait de faire un aller retour entre Saint Cloud et la Tour Eiffel (environ 10 kms) en moins de 30 minutes. Santos-Dumont remporte le prix en 1901, un an après le lancement du Prix, avec son ballon n.°6, après plusieurs tentatives. Il répartira le prix, 100 000 francs (ce qui équivaudrait à 320 000 euros) entre les employés de son atelier et les pauvres de Paris. Ce prix lui apportera la gloire et une popularité mondiales. Il reçu les honneurs du président brésilien, Campos Salles qui lui donna le même montant que le prix Deutsch, du prince Albert I de Monaco qui l’invitait à venir travailler à Monaco et fut reçu par le président américain Théodore Roosevelt à Washingthon (il en profita pour visiter les labos de Edison…).

Ballon dirigeable numéro 9, de Santos-Dumont

Ballon dirigeable numéro 9, de Santos-Dumont

A la suite de cette période, il se remit au travail, avec un nouvel objectif : construire un appareil volant plus lourd que l’air, par opposition aux ballons et dirigeables. A l’issue de ce travail et de nombreuses tentatives, il fini par fixer le premier record de l’aviation mondiale, inscrit officiellement. Le 12 novembre 1906 au parc de Bagatelle (bois de Boulogne), il parcourt en vol 220 mètres en 21 secondes, à la vitesse de 41,3 km/h avec son 14 bis surnommé « l’oiseau de proie », un biplan à moteur d’une puissance de 50 CV. Il remporta par la même occasion le Prix de l’Aéroclub de France. Les vols accomplis par Santos-Dumont lors de cette journée furent également les premiers vols filmés par une compagnie de cinéma, Pathé.

Vidéo du premier vol d’un avion sans catapulte

Santos-Dumont est la première personne a avoir réussi à faire décoller un avion par ses propres moyens. Les frères Wright avaient utilisé une catapulte, pour leurs vols, et n’avaient pas été homologués. Santos-Dumont était effectivement la star internationale à l’époque de l’aviation moderne, et est, à juste titre, considéré comme étant celui qui l’a popularisé.

Le 14 bis

Le 14 bis

Son rêve était que tout le monde puisse un jour avoir un avion personnel : il développa en ce sens le « Demoiselle », visible sur la vidéo suivante, destiné à être l’avion de monsieur tout le monde. Il ne voyait donc pas d’un bon oeil la tournure que prit l’aviation commerciale, qui pariait de plus en plus sur de gros avions…

Santos-Dumont n’a jamais déposé de brevet pour le « demoiselle », son petit monoplan motorisé : il voulait que tout un chacun puisse réaliser son propre avion, afin de pousser à l’innovation. Il était donc également un pionnier de l’open source :D Ce fait augmenta encore sa popularité, et il commença même à vendre des versions améliorées de ces avions en kit! Roland Garros fera ses premiers vols avec un « demoiselle ».

La demoiselle de Santos-Dumont en plein vol

La demoiselle de Santos-Dumont en plein vol

Avec la première guerre mondiale et l’utilisation de l’aviation naissante à des fins militaires, Santos-Dumont fut profondément peiné et dégouté. En 1910, on lui diagnostiqua la sclérose en plaques, qui lui donnait une vision double et des vertiges. Il ne pouvait plus conduire une automobile, encore moins un avion. Sa maladie le mena à une depression toujours plus importante.

Ne pouvant plus se consacrer a sa passion, l’aviation, il se consacra à l’astronomie, à partir de sa résidence près de Trouville. En 1914, les habitants locaux, ne connaissant pas Santos-Dumont et trouvant bizarre son accent, qu’ils croyaient allemand, le dénoncent aux autorités, pensant que le télescope de notre ami aviateur était un instrument d’espionnage. Il fut emprisonné et sa maison perquisitionnée. L’état français s’en excusera formellement. Il continue toujours d’inventer, avec par exemple un moteur conçu pour les skieurs ou une douche spéciale d’eau chaude …

Il repartit dans son pays natal, le Brésil, en 1928, mais la série noire qui l’accablait allait continuer. Une douzaine de membres de la communauté scientifique brésilienne, voulant accueillir le héros Santos-Dumont firent un vol en hydravion en l’honneur de Santos-Dumont, mais l’aéronef s’écrasa sous ses yeux: aucun n’en réchappera, aggravant encore sa dépression. Il fut décoré de la légion d’honneur en 1930, mais se suicidera finalement en 1932, terrassé par le bombardement d’un soulèvement populaire à São Paulo.

Santos-Dumont en ballon

Santos-Dumont en ballon

La seule personne autorisée à piloter un des engins volants de Santos-Dumont était une jeune cubaine de 19 ans. C’est la première femme a avoir piloté un aéronef motorisé : Aida de Acosta, et  nous étions en 1903. Ses parents, affolés du comportement de leur fille, déciderent de l’éloigner du monde de l’aviation. Santos-Dumont ne l’oubliera jamais…

On doit également à Santos-Dumont la popularisation de la montre-bracelet. Santos-Dumont, lors d’une soirée en 1904 avec son ami Louis Cartier, s’était plaint qu’il ne pouvait pas regarder l’heure avec sa montre à gousset. Les montres-bracelet existaient déjà, mais étaient reservées au femmes. Cartier developpera le premier modèle masculin pour son ami Santos-Dumont, avec le succès qu’on lui connait. La prochaine fois que vous regarderez l’heure sur votre poignet, vous penserez à notre fou de l’aviation :)

Premier vol humain : Bartolomeu de Gusmão, inventeur de l'aérostat

Mardi 14 octobre 2008

En 1710, un prêtre Portugais né au Brésil fut le premier homme a avoir « volé ». Avec l’aide d’un engin de son invention, il sauta du Castelo São Jorge (Château Saint Georges) de Lisbonne, et « tomba » un kilomètre plus loin. Cet homme extraordinaire n’avait pas froid aux yeux, c’est le moins que l’on puisse dire !

Bartolomeu de Gusmão, par le peintre brésilien Benedito Calixto

Bartolomeu de Gusmão, par le peintre brésilien Benedito Calixto

Bartolomeu Lourenço de Gusmão, puisque c’est de lui qu’on parle, est né au Brésil en 1685. Il démontra très tôt ses immenses qualités d’inventeur, en ayant créé une machine pour son séminaire, qui permettait de transporter de l’eau jusqu’à l’édifice, situé sur une colline de 100 mètres de hauteur. Adolescent, il voyagea au Portugal, où il fut hébergé par le Marquis de Fontes. Il était à ce moment déjà reconnu pour son extraordinaire mémoire.

Il demanda le brevet pour son « invention pour faire monter l’eau à toute hauteur et distance que l’on désire », ce qui en fait de lui le premier des brésiliens à avoir déposé un brevet, en 1707. Mais il est surtout connu pour un brevet déposé en 1709, « l’instrument pour aller en l’air ». Ce brevet fit grand bruit en Europe, avec diverses représentations de l’invention, plus ou moins fantaisistes, en forme d’oiseau. L’invention serait connue sous le nom de « passarola », c’est à dire « oiseau femelle ». Cette représentation fantaisiste est en fait l’Å“uvre de son disciple, le fils du marquis qui l’hébergeait, une représentation nécessairement faussée pour protéger les principes de son invention. Ceci dans l’espoir d’éloigner les personnes qui demandaient sans cesse à voir l’objet volant. Il avait par exemple attribué la capacité de vol à son invention au magnétisme, principe « passe-partout » de l’époque pour expliquer à peu près tout et son contraire. Le véritable principe de son aérostat était celui de la poussée d’Archimède…

Il y avait déjà eu par le passé des approches d’aérostats, les chinois en parlaient déjà. Bartolomeu passe à un autre niveau avec sa « passarola », et fera donc en 1710 son premier vol. Ce n’est qu’au bout de plusieurs tentatives infortunées (plusieurs incendies de l’engin, qui utilisait la combustion d’alcool pour s’enlever dans les airs) qu’il réussit à faire un vol contrôlé de l’aérostat. Nous ne savons plus grand chose de ce à quoi pouvait ressembler le passarola, les documents originaux se sont malheureusement perdus.

Représentation fantaisiste de la Passarola

Représentation fantaisiste de la Passarola

Malgré plusieurs témoignages des plus grandes personnalités de l’époque (dont un futur pape, Innocent XIII), l’invention ne connu pas de suite, par manque de fins pratiques et dû à sa dangerosité. Bartolomeu de Gusmão, en proie à des démêlées avec la Sainte Inquisition suite à une campagne de diffamation contre lui, dû s’enfuir en Espagne. Il mourut à Tolède, emporté par une maladie contractée dans un hôpital qui l’avait hébergé. On était en l’an 1724, il n’avait pas fêté 40 ans, et on était encore à 59 ans du premier vol de la montgolfière…

C’est fou quand même le nombre de personnes extraordinaires que l’on peut rencontrer dans l’Histoire du Portugal, et qui ne sont pas du tout valorisées à leur juste valeur : il y a toujours quelqu’un pour mettre des bâtons dans les roues. Dieu sait ce qu’il aurait pu inventer ou créer de plus, s’il n’était pas tombé malade lors de son exil forcé… Il restera connu pour la postérité comme étant le « prêtre volant ».

Compositeur de marches militaires John Philip Sousa

Mercredi 8 octobre 2008
John Philip Sousa (source : Wikipedia)

John Philip Sousa (source : Wikipedia)

John Philip Sousa était un compositeur, né à Washington, en 1854. Ce nom vous dit quelque chose? Peut-être pas, mais il est extrêmement connu pour être le Roi des marches militaires américaines. Il a notamment été le chef d’orchestre de l’US Marine pendant de nombreuses années. Très doué, il avait dès  son plus jeune âge appris à jouer de tous les instruments à vent, ce qui couplé à son oreille absolue, ne pouvait qu’en faire un futur musicien de talent. En fait, si je vous parle de lui, c’est que son nom, « Sousa », n’est pas dû au hasard : oui, son père était portugais. Antonio Sousa, le père, jouait déjà du trombone dans la marine, et y inscrit son fils dès l’âge de 13 ans.

Écoutons donc sa plus célèbre composition, « Stars and Stripes Forever », qui n’est rien d’autre que la marche nationale des États Unis d’Amérique, par décision du Congrès.

On a tout de suite envie de donner sa vie pour la patrie, et de braver courageusement le feu nourri de l’ennemi.

Plus tard, il fonda le « Sousa Band », et se produisit un peu partout dans le monde, notamment en Europe. Ils auront joué pas moins de 15623 concerts de 1892 à 1931 !

Sousa, insatisfait avec les hélicons qu’il utilisait dans son orchestre, demanda à C.G. Conn de créer un nouvel instrument, le plus grand des instruments à vent : le Sousaphone.

John Philip Sousa (source : Wikipedia)

John Philip Sousa (source : Wikipedia)

Il en fallait pas moins pour quelqu’un qui écrivit pas moins de 136 marches! John Philip Sousa meurt en 1932, laissant derrière lui une oeuvre qui le gravera à jamais comme étant le Roi de la marche.

Hé, il était d’origine portugaise après tout ;)