Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Chapelle du Fondateur : Tombeau des Rois du Portugal à Batalha

Mardi 30 mars 2010
Coupole de la Chapelle

Coupole de la Chapelle

Le monastère Notre Dame de la Victoire à Batalha, joyau de l’architecture gothique portugaise, est l’un de mes thèmes de prédilection, vous l’aurez remarqué. Pour cet article, nous allons nous intéresser à la Chapelle du Fondateur, le chef d’Å“uvre du concepteur du monastère, maître Huguet. C’est un lieu lourd de symbolisme pour le peuple portugais : c’est ici que sont inhumés le roi Dom João I (Jean Ier de Portugal) et son épouse, la reine Filipa de Lencastre, ainsi que leurs enfants, ceux que l’on nomme la « Ã­nclita geração ». Ces souverains correspondent au début de l’apogée du Portugal, et ont marqué leur époque et notre civilisation, pour avoir amorcé le début des Grandes Découvertes. Le monument qui leur est consacré se devait d’être à la hauteur.

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Aljubarrota et sa foire médievale

Jeudi 20 août 2009
Beaucoup de monde sur la place principale

Beaucoup de monde sur la place principale

Au Portugal, tout le monde connaît la Bataille de Aljubarrota. C’est le ciment de la nation, la bataille qui a assuré l’indépendance définitive du Portugal vis-à-vis de Castille et de la future Espagne, et qui représente également un haut fait d’armes, un exploit militaire sans précédent. Chaque année, la petite ville de Aljubarrota commémore cette bataille qui eu lieu sur son territoire avec une foire médiévale, où l’on peut découvrir plusieurs aspects du Moyen-Âge portugais. Nous y sommes allés faire un tour, et… on a ramené des photos :)

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Pelourinho – Pilori au Portugal

Lundi 2 février 2009
Pelourinho de Sintra

Pelourinho de Sintra

Lorsque l’on se promène dans une ville portugaise, il est presque obligé de tomber sur des édifications au milieu d’une place pour le moins étranges. Ces sont des colonnes de pierre, qui ne servent apparemment à rien. Ce n’est pas tout à fait vrai, évidemment : ce sont des piloris, « pelourinho » en portugais. Chaque ville en a un, et représente le pouvoir de l’État et la Justice. C’est à cet endroit que l’on enchaînait les criminels au moyen âge, pour qu’ils soient exposés face à la population, qui les insultait à longueur de journée. On mourrait attaché sur ces piloris, c’étaient des endroits de mise à mort. On y rendait donc justice.

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Château de Leiria

Mercredi 7 janvier 2009

Lorsque l’on arrive dans Leiria, une jolie ville du centre du Portugal, la première chose que l’on remarque, c’est son superbe château, perché sur la plus haute colline de la ville. Le château domine toute la région, et laisse imaginer une splendide vue des alentours de ses galeries, si caractéristiques. Je vous propose dans ce nouvel article, de découvrir le monument principal de la jolie ville de Leiria, avec comme d’habitude, de nombreuses photographies :)

Ville et Château de Leiria

Ville et Château de Leiria

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Maison du Marquis à Pombal : une vraie ruine

Mardi 9 décembre 2008

Le Marquis de Pombal, cet homme d’état qui a tout fait pour faire rentrer le Portugal dans le siècle des lumières et ouvrir le pays dans l’industrialisation, qui a modernisé les institutions, les infrastructures et surtout reconstruit Lisbonne après le plus grand cataclysme que l’Europe aie connue, le tremblement de terre de 1755, n’a pas les égards qui lui sont dûs dans la ville où il mourut, et dont il porte le titre.

La maison du marquis, où il mourru. Au fond, le château de Pombal.

La maison du marquis, où il mourut. Au fond, le château de Pombal.


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Rediffusion tv d'anciens matchs de foot mythiques portugais

Mercredi 3 décembre 2008

Tout le monde entend encore parler les anciens de ces matchs de foot mythiques, où le club, l’équipe, fit un exploit. On se souvient de l’époque où le Benfica avait gagné la champions league, par exemple… moi je ne me souviens que de leur finale en 1990, je ne suis pas si vieux :D


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Inês de Castro, la Reine Morte : tombeau à Alcobaça

Jeudi 27 novembre 2008

Au monastère de Alcobaça, il existe deux somptueux tombeaux, qui se font face. Ce sont les tombeaux de D. Pedro, roi du Portugal, et de Inês de Castro, les plus célèbres des amoureux portugais.

Tombeaux se faisant face au monastère

Tombeaux se faisant face au monastère


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Santos-Dumont, père de l'aviation

Vendredi 17 octobre 2008
Alberto Santos-Dumont

Alberto Santos-Dumont

Au début du XXème siècle, l’aviation en était à ses balbutiements. C’est grâce à la persévérance de quelques personnes si aujourd’hui nous pouvons tranquillement prendre un avion et voyager jusqu’à l’autre bout du monde en quelques heures. Un petit Paris – Lisbonne en avion de chez TAP en deux heures, ça dit quelque chose à quelqu’un?

Alberto Santos-Dumont était l’un de ces « illuminés ». Né en 1873 au Brésil dans une ville qui porte aujourd’hui son nom en son honneur, il était issu d’une riche famille brésilienne d’émigrés français par son père et portugais par sa mère. Lecteur assidu de Jules Vernes, il démontra très tôt beaucoup d’interêt pour la mécanique et le pilotage, conduisant les locomotives de la fazenda familiale (grande propriété agricole) pour transporter le café, ou en réparant différentes machines. Lors d’un premier voyage à Paris, en 1891, il observe pour la première fois de sa vie un moteur à essence. Il en rapportera un au Brésil, un moteur Peugeot, le premier de ce type au Brésil.

En 1897, déjà installé en France, il embaucha des instructeurs privés pour lui apprendre à manÅ“uvrer des ballons. Très vite il devint maître en la matière : en 1900, il avait déjà construit 9 ballons. Deux de ses ballons passeront à la postérité : le « Brazil » et le « Amérique ». Le premier fut le plus petit des aéronefs de l’époque jamais construit, et il obtint une honorable quatrième place avec le second lors de la coupe des Aéronautes qui eu lieu en 1899.

Mais tout ces vols n’étaient pas contrôlés, et Santos-Dumont cherchait le moyen de diriger ses ballons, de les transformer en ce qu’on appelle aujourd’hui des Dirigeables. Il créa donc une série de ballons motorisés et dotés de gouvernails. Il participera et remportera le Prix Deutsch de la Meurthe, un prix institué par une famille de mécènes de l’aviation. Il s’agissait de faire un aller retour entre Saint Cloud et la Tour Eiffel (environ 10 kms) en moins de 30 minutes. Santos-Dumont remporte le prix en 1901, un an après le lancement du Prix, avec son ballon n.°6, après plusieurs tentatives. Il répartira le prix, 100 000 francs (ce qui équivaudrait à 320 000 euros) entre les employés de son atelier et les pauvres de Paris. Ce prix lui apportera la gloire et une popularité mondiales. Il reçu les honneurs du président brésilien, Campos Salles qui lui donna le même montant que le prix Deutsch, du prince Albert I de Monaco qui l’invitait à venir travailler à Monaco et fut reçu par le président américain Théodore Roosevelt à Washingthon (il en profita pour visiter les labos de Edison…).

Ballon dirigeable numéro 9, de Santos-Dumont

Ballon dirigeable numéro 9, de Santos-Dumont

A la suite de cette période, il se remit au travail, avec un nouvel objectif : construire un appareil volant plus lourd que l’air, par opposition aux ballons et dirigeables. A l’issue de ce travail et de nombreuses tentatives, il fini par fixer le premier record de l’aviation mondiale, inscrit officiellement. Le 12 novembre 1906 au parc de Bagatelle (bois de Boulogne), il parcourt en vol 220 mètres en 21 secondes, à la vitesse de 41,3 km/h avec son 14 bis surnommé « l’oiseau de proie », un biplan à moteur d’une puissance de 50 CV. Il remporta par la même occasion le Prix de l’Aéroclub de France. Les vols accomplis par Santos-Dumont lors de cette journée furent également les premiers vols filmés par une compagnie de cinéma, Pathé.

Vidéo du premier vol d’un avion sans catapulte

Santos-Dumont est la première personne a avoir réussi à faire décoller un avion par ses propres moyens. Les frères Wright avaient utilisé une catapulte, pour leurs vols, et n’avaient pas été homologués. Santos-Dumont était effectivement la star internationale à l’époque de l’aviation moderne, et est, à juste titre, considéré comme étant celui qui l’a popularisé.

Le 14 bis

Le 14 bis

Son rêve était que tout le monde puisse un jour avoir un avion personnel : il développa en ce sens le « Demoiselle », visible sur la vidéo suivante, destiné à être l’avion de monsieur tout le monde. Il ne voyait donc pas d’un bon oeil la tournure que prit l’aviation commerciale, qui pariait de plus en plus sur de gros avions…

Santos-Dumont n’a jamais déposé de brevet pour le « demoiselle », son petit monoplan motorisé : il voulait que tout un chacun puisse réaliser son propre avion, afin de pousser à l’innovation. Il était donc également un pionnier de l’open source :D Ce fait augmenta encore sa popularité, et il commença même à vendre des versions améliorées de ces avions en kit! Roland Garros fera ses premiers vols avec un « demoiselle ».

La demoiselle de Santos-Dumont en plein vol

La demoiselle de Santos-Dumont en plein vol

Avec la première guerre mondiale et l’utilisation de l’aviation naissante à des fins militaires, Santos-Dumont fut profondément peiné et dégouté. En 1910, on lui diagnostiqua la sclérose en plaques, qui lui donnait une vision double et des vertiges. Il ne pouvait plus conduire une automobile, encore moins un avion. Sa maladie le mena à une depression toujours plus importante.

Ne pouvant plus se consacrer a sa passion, l’aviation, il se consacra à l’astronomie, à partir de sa résidence près de Trouville. En 1914, les habitants locaux, ne connaissant pas Santos-Dumont et trouvant bizarre son accent, qu’ils croyaient allemand, le dénoncent aux autorités, pensant que le télescope de notre ami aviateur était un instrument d’espionnage. Il fut emprisonné et sa maison perquisitionnée. L’état français s’en excusera formellement. Il continue toujours d’inventer, avec par exemple un moteur conçu pour les skieurs ou une douche spéciale d’eau chaude …

Il repartit dans son pays natal, le Brésil, en 1928, mais la série noire qui l’accablait allait continuer. Une douzaine de membres de la communauté scientifique brésilienne, voulant accueillir le héros Santos-Dumont firent un vol en hydravion en l’honneur de Santos-Dumont, mais l’aéronef s’écrasa sous ses yeux: aucun n’en réchappera, aggravant encore sa dépression. Il fut décoré de la légion d’honneur en 1930, mais se suicidera finalement en 1932, terrassé par le bombardement d’un soulèvement populaire à São Paulo.

Santos-Dumont en ballon

Santos-Dumont en ballon

La seule personne autorisée à piloter un des engins volants de Santos-Dumont était une jeune cubaine de 19 ans. C’est la première femme a avoir piloté un aéronef motorisé : Aida de Acosta, et  nous étions en 1903. Ses parents, affolés du comportement de leur fille, déciderent de l’éloigner du monde de l’aviation. Santos-Dumont ne l’oubliera jamais…

On doit également à Santos-Dumont la popularisation de la montre-bracelet. Santos-Dumont, lors d’une soirée en 1904 avec son ami Louis Cartier, s’était plaint qu’il ne pouvait pas regarder l’heure avec sa montre à gousset. Les montres-bracelet existaient déjà, mais étaient reservées au femmes. Cartier developpera le premier modèle masculin pour son ami Santos-Dumont, avec le succès qu’on lui connait. La prochaine fois que vous regarderez l’heure sur votre poignet, vous penserez à notre fou de l’aviation :)

Premier vol humain : Bartolomeu de Gusmão, inventeur de l'aérostat

Mardi 14 octobre 2008

En 1710, un prêtre Portugais né au Brésil fut le premier homme a avoir « volé ». Avec l’aide d’un engin de son invention, il sauta du Castelo São Jorge (Château Saint Georges) de Lisbonne, et « tomba » un kilomètre plus loin. Cet homme extraordinaire n’avait pas froid aux yeux, c’est le moins que l’on puisse dire !

Bartolomeu de Gusmão, par le peintre brésilien Benedito Calixto

Bartolomeu de Gusmão, par le peintre brésilien Benedito Calixto

Bartolomeu Lourenço de Gusmão, puisque c’est de lui qu’on parle, est né au Brésil en 1685. Il démontra très tôt ses immenses qualités d’inventeur, en ayant créé une machine pour son séminaire, qui permettait de transporter de l’eau jusqu’à l’édifice, situé sur une colline de 100 mètres de hauteur. Adolescent, il voyagea au Portugal, où il fut hébergé par le Marquis de Fontes. Il était à ce moment déjà reconnu pour son extraordinaire mémoire.

Il demanda le brevet pour son « invention pour faire monter l’eau à toute hauteur et distance que l’on désire », ce qui en fait de lui le premier des brésiliens à avoir déposé un brevet, en 1707. Mais il est surtout connu pour un brevet déposé en 1709, « l’instrument pour aller en l’air ». Ce brevet fit grand bruit en Europe, avec diverses représentations de l’invention, plus ou moins fantaisistes, en forme d’oiseau. L’invention serait connue sous le nom de « passarola », c’est à dire « oiseau femelle ». Cette représentation fantaisiste est en fait l’Å“uvre de son disciple, le fils du marquis qui l’hébergeait, une représentation nécessairement faussée pour protéger les principes de son invention. Ceci dans l’espoir d’éloigner les personnes qui demandaient sans cesse à voir l’objet volant. Il avait par exemple attribué la capacité de vol à son invention au magnétisme, principe « passe-partout » de l’époque pour expliquer à peu près tout et son contraire. Le véritable principe de son aérostat était celui de la poussée d’Archimède…

Il y avait déjà eu par le passé des approches d’aérostats, les chinois en parlaient déjà. Bartolomeu passe à un autre niveau avec sa « passarola », et fera donc en 1710 son premier vol. Ce n’est qu’au bout de plusieurs tentatives infortunées (plusieurs incendies de l’engin, qui utilisait la combustion d’alcool pour s’enlever dans les airs) qu’il réussit à faire un vol contrôlé de l’aérostat. Nous ne savons plus grand chose de ce à quoi pouvait ressembler le passarola, les documents originaux se sont malheureusement perdus.

Représentation fantaisiste de la Passarola

Représentation fantaisiste de la Passarola

Malgré plusieurs témoignages des plus grandes personnalités de l’époque (dont un futur pape, Innocent XIII), l’invention ne connu pas de suite, par manque de fins pratiques et dû à sa dangerosité. Bartolomeu de Gusmão, en proie à des démêlées avec la Sainte Inquisition suite à une campagne de diffamation contre lui, dû s’enfuir en Espagne. Il mourut à Tolède, emporté par une maladie contractée dans un hôpital qui l’avait hébergé. On était en l’an 1724, il n’avait pas fêté 40 ans, et on était encore à 59 ans du premier vol de la montgolfière…

C’est fou quand même le nombre de personnes extraordinaires que l’on peut rencontrer dans l’Histoire du Portugal, et qui ne sont pas du tout valorisées à leur juste valeur : il y a toujours quelqu’un pour mettre des bâtons dans les roues. Dieu sait ce qu’il aurait pu inventer ou créer de plus, s’il n’était pas tombé malade lors de son exil forcé… Il restera connu pour la postérité comme étant le « prêtre volant ».

La dernière 2CV a été produite au Portugal

Jeudi 9 octobre 2008

Je continue dans ma série d’articles du genre « le saviez-vous » ! :)

Aujourd’hui, un petit tour dans le monde automobile, pour vous parler d’une voiture mythique, la deux chevaux, de Citroën. Comme vous le savez sans doute, elle fête en 2008 ses 60 ans. En effet, sa production avait commencé en 1948, ne s’étant arrêtée que 42 ans plus tard, en 1990, au Portugal. Et oui, la dernière des deuches est portugaise !

Une deux chevaux (source : Wikipedia)

Une deux chevaux (source : Wikipedia)

Pierre-Jules Boulanger, son créateur, avait dans son cahier des charges pour consigne de créer une Très Petite Voiture (TPV, qui sera le nom du projet), et commença à travailler en 1936. Voici son cahier des charges :

Quatre roues sous un parapluie avec quatre places assises, 50 kg de bagage transportable, 2 CV fiscaux, traction avant comme les 11 et 15/Six, 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d’entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’Å“ufs sans en casser un seul, et ne consommant que 4 à 5 litres aux 100 kilomètres.

J’adore :D

Le développement de la voiture sera interrompu pendant la Seconde Guerre Mondiale, et ne sera finalement présentée qu’au Salon Automobile de Paris de 1948.

5 millions d’unités ont été produites au cours de sa longue carrière, un succès largement mérité au vu de ses nombreuses qualités : économique, bien équilibrée et versatile.

Si le Portugal a été le dernier pays à en produire dans son usine de Mangualde, c’est sans doute à cause de l’amour que bon nombre de Portugais portent pour cette voiture économique et multi-fonction. De nombreuses concentrations de 2CV y sont réalisées, la dernière en date ayant eu lieu ce 4 octobre 2008 à Lisbonne, vous pouvez voir ici une vidéo de l’évènement filmé par un fan.

On peut admirer sur cette petite vidéo amateur les jolies voitures, dans la jolie ville de Lisbonne, Praça do Comercio. On aperçoit même les tramways.


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